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« HURLENT LES LOUPS D’HIVER»

A leur retour à la cour, les personnages assistent à la ronde des puissants de Bretagne : Certains quittent brièvement la cour d’Arthur et ses fastes pour s’occuper une saison durant de leurs fiefs et vassaux, tenant souvent leur propre cour d’hiver à leur intention, d’autres abandonnant les aventures héroïques ou les lourdes charges qui sont les leurs durant le reste de l’année, viennent l’hiver venu profiter de l’hospitalité de leur suzerain ! C’est ainsi que pas moins de deux sœurs du roi Arthur sont présentes à la cour provoquant un affolement général de domestiques et de chevaliers courant en tous sens à leur service. Deux sœurs mais aussi deux reines du nord, la reine Morgause d’Orcanie et la reine Elaine de Garloth. L’une n’était plus revenue à la cour depuis l’an 513 et en moins d’un an y apparaît deux fois, une  première fois pour le tournoi de printemps où la grande colère de ses fils, elle  aurait pris un amant parmi les vainqueurs du tournoi et une seconde fois cet hiver. L’autre inviter à venir passé l’hiver 544 par Arthur accepte enfin son invitation dans l’espoir de le convaincre de laisser son fils Galiescin hériter enfin du trône de son père.

La cour est donc plein de chevaliers orcaniens aussi sombre que fourbes et de chevaliers du nord aussi sauvages que discourtois et les habituels courtisans, clan de ganes en tête ne savent plus où donner de la réparties pour se moquer des nouveaux arrivants !

Harro au loup !

Fort heureusement, Sir Key le sĂ©nĂ©chal a une formidable façon d’occuper les chevaliers plĂ©thorique de cette cour d’hiver. En effet, Ă  la suite des aventures des personnages cet automne, l’esprit du loup a Ă©tĂ© fortement agitĂ© et les loups de Bretagne font de mĂŞme… un peu partout en cet hiver 545 mais tout particulièrement aux abords de Camelot, les loups sortent des bois en grand nombre et attaquent gibier et paysans, cherchant mĂŞme querelle sur  les routes royales aux nobles voyageurs et aux convois marchands ! Le roi a donc dĂ©cidĂ© d’envoyer des groupes de chevaliers de sa cour traquer et chasser les hordes sauvages lĂ  oĂą elles apparaissent en plus grand nombre, c’est-Ă -dire dans le comtĂ© de Salisbury, le comtĂ© de Rydychan, le duchĂ© de Silchester et le comtĂ© d’Hampshire.

C’est ainsi qu’après quelques jours de repos, les personnages sont appelés par Sir Key qui leur demande avant de rejoindre leurs fiefs respectifs pour ce long hiver d’aller aider le seigneur voisin de Rughill en Silchester à chasser une méchante horde de loup navrant ses terres et ses paysans. Pour cela, il les fait accompagner d’un jeune chevalier de Garloth, Sir Urbgen le jeune dont le père Sir Urbgen le vieux dirige le château de Bremenium et dont il leur demande de prendre soin et à qui ils doivent montrer l’exemple car il fait partie des jeunes chevaliers du nord qui pourrait bien servir le roi Arthur dans un futur proche. Cet ancien fort romain, construit pour protéger la voie romaine aujourd’hui voie royale menant au mur d’Hadrien était jadis sous la suzeraineté du roi Garloth mais après sa rébellion contre le roi Arthur aux cotés du roi Lot, il fut rattaché à la couronne de Logres même s’il conserva le même seigneur.

Sir Urbgen

Chevalier Kymrique, chrétien, âge : 21 ans

Gloire : 1.600

Traits : Valeureux 16, Sobre 15, Réfléchi 14, Trompeur 13

Passions : Loyauté (Garloth) 15, Loyauté (pendragon) 11, Amour (famille) 17, Honneur 12

Caractéristiques : TAI 13, DEX 13, FOR 14, CON 16, APP 13, Points de Vie 29, Dégâts 5D6, Inconscience 8

Compétences : Epée 17, Lance 15, Equitation 14, Chasse 14, connaissance des gens 13, Tournoi 9

Sir Urbgen est un homme jeune et athlétique portant de longs cheveux bruns encadrant un visage agréable mais sévère et tendu par l’incertitude.

Remarque : Sir Urbgen est un jeune chevalier fraîchement adoubé et manquant d’assurance. Réfléchi et calculateur, prêt à mentir pour atteindre ses objectifs mais aussi pétris depuis son enfance des idéaux chevaleresques du royaume d’Arthur, il aspire à être un bon et brave chevalier. Mais il sait que cela ne sera pas toujours compatible avec la rude tâche qui l’attend en tant que seigneur de Bremenium. Sa double loyauté envers le royaume de Garloth dont lui et son père se considèrent comme toujours membres et envers leur suzerain Arthur risque un jour de le mettre devant des choix difficile. En attendant, c’est un compagnon calme et patient, surveillant ses paroles car conscient de son inexpérience et désireux d’éviter de faire un impair à la cour. Il considère les chevaliers de camelot avec un mélange d’admiration pour leurs exploits et leur maîtrise des arts courtois et d’exaspération en raison de leur sentiment de supériorité et de leur mépris pour les talents moins nobles (chasse, connaissance des gens…)

A Rughill

Le fief de Rughill situé dans les collines séparant le duché de Silchester du comté de Salisbury est un fief pauvre et aride ne vivant que d’un peu d’élevage de chèvres et de quelques champs cultivés dans les rares vallées fertiles. La population du fief se compose de quelques abris de bergers dans les hauteurs et surtout d’un village installé au pied du manoir. Ce dernier, élevé dans les ruines d’une ancienne forteresse Atrebates est constitué d’une simple palissade de bois encerclant quelques bâtiments de pierre. Mais son donjon de facture ancienne visiblement plus ancien que la présence romaine est particulièrement haut et trapu, permettant d’après la rumeur de contempler Camelot et même la mer par beau temps.

Le seigneur du fief est Sir Ethan de Rughill, un jeune chevalier de 24 ans qui hérita du fief en 543 à la suite de la mort de son père, victime de l’attaque d’un ours des collines qui laissa le fils aîné défiguré par une vilaine balafre et son fils cadet avec une patte folle. Sir Ethan est l’époux depuis l’année dernière de dame Aelfled, une filleule du roi Arthur et l’une des jeunes saxonnes sauvées par les personnages lors de leur aventure du « Couvent effronté » en 544.

Il vit au manoir avec sa mère Dame Blanche (47 ans), son frère Ecton (jeune chevalier), désormais estropié, amer et désabusé qui lui sert d’intendant, sa jeune épouse saxonne, son vieil oncle Marsil (vieux chevalier), trois hommes d’armes et quelques domestiques.

A l’arrivée des personnages, toute la famille leur fait fête et le seigneur Ethan profite de l’occasion pour les remercier et les féliciter de leurs exploits passés qui lui ont permit d’avoir une si charmante épouse. Dame Aelfled visiblement enceinte et proche du terme tiendra parfaitement son rôle d’hôtesse et semble entretenir de bonnes relations avec sa belle-famille et avec sa belle mère en particulier.

Pendant le repas, les personnages auront l’occasion de se vanter de leurs prouesses et de leurs exploits (+20 en Gloire) ou au contraire de mettre en avant le jeune Urbgen et leurs hôtes (une croix en modeste). Ils apprendront à cette occasion que Sir Ubgen vient de se marier et que son épouse comme celle de leur hôte ne vas pas tarder à lui donner son premier enfant !

Sir Ethan durant le repas fera part aux personnages de son inquiétude. En effet, il est un chasseur accompli mais cependant la meute de loups qui arpente ses terres lui semble étrange. Les bêtes sont plus nombreuses qu’à l’accoutumée et le chef de meute est un loup particulièrement puissant et retors dont il pourrait qualifier l’intelligence de presque humaine.

Si les personnages réussissent un jet en Reconnaître, ils pourront identifier le chef de meute comme étant le malheureux sir Carulf de Dilham dont ils ont assisté à la métamorphose définitive en loup il y’a quelques mois… il s’agit donc bien d’un loup enchanté, à l’intelligence et à la puissance décuplée car il est désormais le héraut de l’esprit du loup en Bretagne. Mais en réussissant un jet en « Connaissance des faës », les personnages pourront se douter que si la bête est enchantée, des moyens ordinaires devraient la mettre hors d’état de nuire…

La chasse

La traque de la meute prendra plusieurs jours et semblera interminable, la meute semblant déjouer presque à volonté pièges et traquenards et seul la traque obstinée et continue des personnages et de leurs compagnons obtiennent quelques succès, affaiblissant les loups en les éliminant l’un après l’autre. Mais cette chasse est particulièrement éprouvante et laisse le corps et l’esprit des chasseurs dans un état d’extrême fatigue. Mais ce sont les chevaux les plus durement éprouvés par cette chasse, peu habitué aux collines basses et boisées du fief, ils s’épuisent et manque de se briser les pattes à tout instants.

Chaque jour de chasse

Jet en « Chasse » pour trouver la meute.

Jet en « Equitation » à -5 (sauf si chevaux habitués au terrain) pour les rattraper.

Sur un 20, le cheval se brise une jambe et il faut l’abattre.

Une fois la meute trouvé et rattraper, chacun des chevaliers ayant réussis ses jets peut combattre un des loups de la meute. Cette dernière comprend 14 loups adultes, une louve dominante et le chef de meute.

Loup

TAI 14 DEX 22 FOR 12 CON 12 Vitesse 8 Dégâts 3D6 Guérison 2 Points de Vie 26

Blessure Grave 12 Inconscience 6 Chute 14

Armure 2

Attaques: Morsure 20

A l’issue de la chasse, un jet en « Energique » est demandé pour le personnage. S’il échoue, il ne peut continuer la chasse étant trop épuisé. Il reste donc au manoir pour se reposer pour la journée et pourra reprendre la chasse dés le jour suivant à condition de réussir un jet en « Energique ». Chacun de ces jets en « Energique » est marqué d’un malus de -1 par jour consécutif de chasse et d’un bonus de +5 par jour de repos successif.

Chaque jour de chasse, lors du retour au manoir, le personnage doit faire un jet en CON pour sa monture, en cas d’échec, elle est trop épuisée pour reprendre la chasse le lendemain. Le personnage doit donc changer de monture ou se reposer.

Le jour de noël

Si les chasseurs ont mis moins de 7 jours à abattre tous les loups à l’exception du chef de meute et de sa compagne, ils quitteront le fief, trop affaiblie par les personnages pour conserver ce territoire de chasse. Mais si au bout de 7 jours, la meute dispose encore d’au moins un loup en plus du couple dominant, les personnages font face à un problème.

En effet, c’est aujourd’hui le jour de noël et tout bon chrétien doit aller à la messe de la nativité. Cependant en cette dernière journée de traque, alors que le jour se couche et que les personnages chrétiens devraient rentrer au manoir célébrer la naissance du christ, les chasseurs sont à deux doigts de capturer le chef de meutes et ses derniers loups.

Les personnages participant à la chasse de ce jour de noël, le septième depuis le début de leur arrivée à Rughill doivent donc faire un choix : Soit abandonner la chasse et rentrer assister à la messe, soit rester et continuer la chasse.

Ceux choisissant de rentrer gagnent une croix en Pieux et en Amour Dieu.

Ceux choisissant de continuer gagnent une croix en Pragmatique et en Energique.

Sir Ubgen et sir Ethan continue pour leur part la chasse ; les deux  jeunes seigneurs ayant sympathisé et refusant de voir la bête maudite leur échapper de nouveau !

Finalement les personnages qui les accompagnent acculent les derniers loups et les forcent à un dernier combat. Le chef de meute évite le combat et échappe à plusieurs reprises à l’encerclement des chasseurs grâce à son « esquive » de 15 mais il revient à chaque fois pour tenter de tirer sa compagne du combat.

Lorsqu’il ne reste plus que la louve, Sir Ugben la met à mort d’un coup d’épieu magistral. Au même instant retentissent au loin les cloches de la messe de noël qui retentissent lugubrement dans les sous bois où l’obscurité devient totale.

Chef de meute

TAI 20 DEX 22 FOR 18 CON 20 Vitesse 8 Dégâts 7D6 Guérison 3 Points de Vie 40

Blessure Grave 20 Inconscience 10 Chute 20 Esquive 15

Armure 6

Attaques: Morsure 22

Modificateur en valeureux : -5

Gloire pour le tuer : 200

Les yeux de la bête se mettent alors à flamboyer et feulant au dessus du cadavre ensanglanté de sa louve, il prit parole humaine en cet instant :

« Hommes qui avez massacré ma meute soyez maudits ! Vous qui avez oublié votre Dieu dans votre soif de sang, vous vous êtes ainsi mis en mon pouvoir ! Tous vous craindrez désormais les crocs de  mes frères par-dessus tout ! Et toi ! (le loup se tournant vers Sir Ubgen) par ta faute j’ai perdu ma compagne ! Il en sera de même pour toi ! Sache que tout la nuit durant, et une partie du jour aussi ta femme deviendra ma compagne et sera louve. Tu seras condamné à la solitude, n’ayant pour compagnie que ta maisnie et tes paysans… Les voyageurs qui séjourneront en ton domaine, et qui par trop respecteront ton Dieu tomberont en mon pouvoir jour et nuit durant… Seuls les méchants hommes, sans pitié au cœur comme toi, pourront rester sans nulle crainte sur tes terres ! Allez et que vos lèvres soient scellés sur ce secret jusqu’à votre mort ! »

Le chef de meute disparaît ensuite d’un bond dans les bois pour ne plus reparaître en Rughill.

Les personnages païens comme chrétiens ayant participé à la chasse sont désormais maudits par l’esprit du loup et les loups les attaquant bénéficieront d’un +2D6 aux dommages.

Sir Ubgen est pour sa part particulièrement frappé par la malédiction et crains pour sa jeune épouse. Dés son retour à Camelot avec les personnages, il quitte donc la cour en plein hiver pour retrouver les siens. Sa réputation s’en trouvera grandement ternie car il ne pourra malédiction oblige donner aucune explication à son départ précipité contre la volonté de son suzerain. Les personnages eux-mêmes se retrouveront incapable de conter ou de parler de cet événement fort étrange ni même de consulter un homme de foi ou un enchanteur pour trouver de l’aide. C’est donc l’esprit inquiet et le cœur lourd qu’ils quittent tous l’un après l’autre la cour afin de rejoindre leurs fiefs.

Rumeurs Ă  la cour:

–          Pendant que le Duc de Lindsey Ă©tait Ă  la cour d’Arthur et son armĂ©e en campagne, le brigand Bruce sans pitiĂ© Ă  attaquĂ© son château par traĂ®trise et s’est emparĂ© de son trĂ©sor.

–          Sir Boso, le protecteur du Rydychan a annoncĂ© son prochain mariage avec HĂ©lène de Rydychan, au printemps 547 Ă  la cour de Camelot.

–          Une princesse franque de la maison d’Anjou a rejoint la cour sauvage et discourtoise d’Escoce. Elle serait promise Ă  l’un des fils du Roi Carados. Quelle Ă©trange chose et quel triste destin!

–          L’Empereur Romain d’Orient, Justin est mort. Son neveu Justinien lui a succĂ©dĂ© et provoquĂ© un scandale en partageant la couronne avec son Ă©pouse plĂ©bĂ©ienne ThĂ©odora!

Anecdote 1 : « Une bien triste célébration »

Alors que les personnages se trouvent Ă  camelot au dĂ©but de l’hiver, ils apprennent que fait exceptionnel, les membres du clan de Galles encore en vie se sont rassemblĂ© Ă  l’appel de Sir Lamorak afin de cĂ©lĂ©brer la mort de sir Pellinores et de ses fils Sir Melodiam et Sir Domar. Sir Pellinores aurait Ă©tĂ© tuĂ© en 523 par sir Gauvain et les membres du clan d’Orcanie qui aurait ainsi vengĂ© la mort de leur père tuĂ© de la main de sir Pellinores et au nom d’Arthur en 513. Sir Melodiam, fils aĂ®nĂ© de sir Pellinore a ensuite Ă©tĂ© tuĂ© en duel en 524 par sir Gauvain après qu’il l’a accusĂ© du meurtre de son père, duel de justice qui Ă©teignit les recours lĂ©gaux du clan de Galles mais non la haine que se portent les deux familles. Sir Domar, le plus jeune fils du roi Pellinores est pour sa part mort dans des circonstances troubles, en France en 527 durant la campagne d’Arthur contre Claudias alors qu’il servait sous les ordres d’Agravain d’Orcanie. Sont donc rassemblĂ© en plus d’une dizaine de chevaliers mineurs qui reconnaissent encore leur appartenance au clan dĂ©chu des rois de Galles, les cĂ©lèbres chevaliers Lamorak de Galles, hĂ©ritier du royaume perdu de Galles et dernier fils vivant du roi Pellinore avec Sir Agloval et Tor, fils bâtard du roi Pellinore et membre de la table ronde.

La cérémonie qui a lieu à la tombée de la nuit, à la lueur des flambeaux est menée par l’archevêque Malvin en la présence du chancelier Sir Key, du roi Arthur et de la très pieuse reine Guenièvre. Aussi malgré leur colère, les membres du clan d’Orcanie présents en grand nombre à la cour ne peuvent qu’assister de loin et impuissant à la cérémonie.

Un personnage chrétien assistant à cette messe donnée en la mémoire de deux braves chevaliers y gagnera la bienveillance de l’archevêque et du clan de Galles mais aussi l’inimité du clan d’Orcanie. A la fin de la cérémonie, Sir Lamorak invitera les personnages  présents à venir fêter avec lui dans la dignité de l’ivresse la mémoire de son père et de son frère.

Tout personnage participant à la mémorable beuverie galloise qui durera toute la nuit pourra apprendre un certain nombre de choses s’il réussit un jet en « Sobre » sinon il roulera sous la table à l’aube venu comme la majeure partie des convives.

S’il réussit son jet, un jet réussis en « Intrigues » lui permettra d’apprendre que si les membres du clan de Galles ne sont pas parvenus depuis l’échec retentissant de 522 à rassembler une force armée suffisante pour reprendre leurs terres des mains de Maelgwyn l’usurpateur, ce dernier en devenant une menace pour la paix d’Arthur va prochainement leur donner la corde pour se faire pendre. D’après les discussions, le roi du Gomeret se préparerait à envahir les pays voisins dans l’année à venir ce qui ne pourrait manquer de provoquer l’intervention d’Arthur ! Une victoire de ce dernier permettrait à Lamorak de retrouver le trône de ses ancêtres

Rappel : En 522, Arthur pour remercier le roi Pellinores de ses exploits durant la guerre dont le moindre ne fut pas de tuer le roi Lot, lui confia une armée pour reconquérir son trône. Mais arrivé à la frontière du pays de Galles, le roi Pellinores trouva les traces de la bête de quête qu’il traquait depuis toujours par une passion dévorante et abandonnant là son armée, il partit en chasse pendant des mois. Lorsqu’il revint à Camelot ayant oublié sa mission première, l’armée s’était débandé et Arthur se promit de ne plus jamais refaire la même erreur !

Un personnage sobre et réussissant un jet en « Vigilance » pourra remarquer que durant les festivités, Lamorak s’éclipsera discrètement à l’appel d’une jeune dame de belle prestance. Un jet réussis en « Héraldique » permettra de l’identifier comme une des dames de compagnie de la reine Morgause d’Orcanie. Lamorak disparaîtra à sa suite. Un personnage décidant de le suivre devra échouer à un jet en « Honneur » ou perdre 1 point en « Honneur ». En le suivant, il découvrira que Lamorak n’a pas d’aventure avec une noble dame de la suite de la reine Morgause mais est conduit par cette dernière à la chambre de la reine elle-même ! Chambre dont il ne ressortira pas avant l’aube ! Le personnage est désormais en possession d’un secret fort compromettant ; Sir Lamorak de Galles est l’amant mystérieux de la reine Morgause. Il gagne une croix en intrigue.

Gloire : 5 points pour avoir assister à la cérémonie.

Anecdote 2 : « Un roi de pacotille »

La cour aujourd’hui est en effervescence, la reine Elaine de Garloth a officiellement demandé au roi Arthur une audience en présence de son fils unique le prince Galascin afin de réclamer du roi Arthur qu’il reconnaisse le prince dans son titre de roi. La reine Elaine a d’ors et déjà fait savoir à son jeune frère Arthur que compte tenu de son âge (63 ans) elle avait choisit de se retirer dans un monastère de ses terres et que soit il reconnaissait à son fils le droit de régner soit il devrait assumer son refus et risquer des troubles dans le royaume de Garloth laissé à lui-même.

Rappel : Le roi Nentres de Garloth, époux de la reine Elaine et père de Galascin (né en 509) a pris le parti lors de la guerre civile de son beau frère et allié le roi Lot d’Orcanie. Il fut tué en 512 en combattant le roi Arthur. Ce dernier par respect pour sa sœur et son neveu ne leur retira pas la possession du royaume de Garloth dont Elaine resta la reine mais la mis sous la tutelle de plusieurs « conseillers » nommés par ses soins. De plus il demanda à la reine de reconnaître sa suzeraineté et exigea que le prince Galascin non seulement soit élevé à la cour de Camelot loin de sa mère et de ses sujets mais que l’obtention de sa couronne soit assujetti au bon vouloir d’Arthur. Depuis Galascin vit à la cour d’Arthur, ne s’est jamais marié car les héritières digne d’un futur roi l’évitent et que les autres sont indignes de lui selon sa mère. Il cultive donc à l’envie un rôle de prince en exil, ivrogne et joueur invétéré et entretenant commérages, bâtards et courtisanes.

Lors de l’entrevue, le roi Arthur reconnut publiquement les droits du prince Galascin et autorisa la reine Elaine à se retirer dans un monastère lorsque son frère héritera du trône. Cependant  compte tenu de la « jeunesse » du prince et de ses écarts de jeunesse, le roi Arthur lui confiera le Garloth lorsque le prince sera considéré comme un modèle des vertus courtoises. Autant dire jamais compte tenu de la réputation de fieffé fêtard du prince. Cependant la reine Elaine sembla se satisfaire de cette promesse royale et quitta l’entrevue en traînant un Galascin désespéré de jamais rentrer en possession de son héritage !

Gloire : 5 points pour avoir assister à l’entrevue.

Anecdote 3 : « Un trône pour une rose ! »

Les personnages qui y ont déjà participé et ne peuvent réitérer l’exploit, choisissent aujourd’hui d’aller assisté au célèbre tournoi de la reine lui permettant de récompenser les vainqueurs de l’insigne honneur de la servir pendant un an sous les ordres de son champion ; sir Lancelot.

Cette année, la mort de Sir Amren de Lovecastle a non seulement endeuillé la cour et assombri l’humeur de la reine dont il était l’un des favoris mais surtout laisser une absence remarqué dans le jury chargé de juger les chevaliers de la Reine. Tous attendent avec impatience de découvrir quel chevalier courtois a été jugé digne de remplacer le célèbre chevalier de l’Amor !

A la surprise de tous, accompagnant Sir Tor et Sir Kalahard, les deux autres juges, toute la cour peut admirer le prince Galascin de Garloth fort mal à l’aise dans ses plus beaux atours et avançant lentement dans l’allée menant à la tribune où siège la reine Guenièvre, ses proches et ses invités. Être choisis pour être juge du tournoi des chevaliers de la Reine, c’est être considéré comme un parangon des vertus courtoises par la femme qui les as fait connaître à toute la Bretagne, il n’existe pas de meilleur adoubement courtois pour Galascin. Mais comment réagira le roi Arthur devant ce soutien de son épouse qui le forcera à rendre au prince Galascin son royaume de Garloth ?

Un jet réussis en « Vigilance » permet de remarquer que si la reine Guenièvre reste imperturbable au grondement moqueur et réprobateur qui monte de la foule, elle a visiblement l’air mécontent de s’être sans doute fait forcer la main.

Un jet réussis en « Intrigues » permet d’apprendre que la reine Elaine qui rayonne sur la tribune au coté de la reine Guenièvre a passé la soirée avec elle la veille et a sans doute usé de quelques secrètes influences ou menace pour obtenir que la reine désavoue ainsi le roi Arthur.

Un jet réussis en « Courtoisie » ou une réussite critique en « Vigilance » (avec un +5 aux deux jets pour un personnage ayant déjà participé au tournoi), permet de remarquer que le prince Galascin contrairement aux deux autres juges ne possède pas de rose blanche venant du jardin d’amour de la reine Guenièvre. Rose que les juges remettent traditionnellement à la reine avant d’accéder à la tribune en hommage à sa beauté. Son absence risque de mettre Galascin dans l’embarras et de le ridiculiser devant toute la cour !

Un personnage qui décidera de tenter de trouver une rose blanche pour le prince avant qu’il n’atteigne la tribune devra parcourir un véritable champ d’obstacle :

1)       Il devra éviter un groupe de jeunes courtisans de la cour d’amour de la reine. S’il réussit son jet en esquive il passe au travers sans encombre, sinon ayant bousculé l’un des jeunes chevaliers le défiera plus tard dans la journée pour l’amour.

2)       Bloqué entre un groupe dense de jeunes damoiselle enamourées et pamoîsantes et un puissant comte breton et sa suite, le personnage ne peut que tenter d’escalader le plus discrètement possible un des murs végétal qui insensible aux saisons, été comme hiver entoure le jardin de la reine. Un jet réussis en DEX suffira, un échec entraîne la perte de 5 points de Gloire.

3)       Arrivé devant le bosquet de roses blanches de la reine, le personnage devra détourner l’attention de la dame de compagnie royale chargé de veiller sur les blanches fleurs afin d’en subtiliser une de son panier qu’elle remplie afin de garnir la chambre royale. Il faut pour cela réussir un jet en « Romance » ou  en « Courtoisie ». Jusqu’à 5 jets sont autorisés, au-delà le prince Galascin arrive à la tribune sans la rose.

4)       Une fois la rose en main, le personnage doit réussir un jet en « Vitesse » +10 pour revenir à temps à la tribune avec un malus de -1 par jet de Courtoisie ou de Romance fait à l’étape 3.

Si le personnage n’arrive pas à temps, le prince Galascin sera humilié publiquement et obligé de se retirer, la reine Guenièvre faisant comme s’il rejoignait simplement sa mère à la tribune et accueillant les deux autres juges, avant d’expliquer qu’en signe de deuil pour la mort de sir Amren, exceptionnellement, il n’y aurait que deux juges cette année au tournoi de la reine.

Si le personnage arrive à temps, il remettra essoufflé et suant une rose blanche dans les mains du prince au moment où il monte à la tribune. Ce dernier ne comprenant pas tout d’abord le geste du personnage et ayant accepté machinalement la rose ne cessera de se retourner pour lui adresser un regard surpris et ennuyé. Puis voyant les deux autres juges s’agenouillé devant la reine pour lui remettre leur rose, il se concentrera sur sa tâche mais cherchera une fois assis le personnage et lui adressera un regard de remerciements. A la fin du tournoi de la reine où le prince Galascin à défaut de briller n’aura pas commis d’impair, le roi Arthur venu exceptionnellement assisté à la cérémonie de remise des prix en profitera pour annoncer que le prince Galascin retrouvera son trône après le tournoi de printemps !

Un peu plus tard dans la soirée, le personnage recevra de la part du prince en signe de gratitude un bouclier ouvragé d’une valeur de 5£ et octroyant 7 points de protection au lieu de 6 mais devant être réparé après chaque combat pour un coût de 100 deniers. Le personnage pourra à l’avenir bénéficier de la bienveillance du roi de Garloth.

Il recevra Ă©galement de la part de la reine Elaine un ouvrage rare sur le langage des fleurs (valeur 2ÂŁ) lui octroyant une croix en Courtoisie ou en Romance.

Gloire : 25 points pour avoir sauver la réputation du prince.