LA GESTE DES CHEVALIERS

Parcourez la Bretagne légendaire, sur les traces du mythe arthurien...

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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar bret » 03 Avr 2015, 20:59

juin 486, Armorique, Pays de Léon, Manoir de Lesneven.

Tribunal de Haute justice, sous l'autorité du comte Guyomarc'h de Léon et de ses vassaux...

Cléophas, le vieux serviteur du félon Yann Marec'h, le visage en sueur,ses quelques cheveux gris maintenus par un linge malpropre, entrouvit sa bouche édentée esquissant un étrange et timide rictus:

-"Mon seigneur, comme je l'ai déjà conté à Sire de Lesneven, c'est un plan ourdi par Yann Marec'h,mon ancien maitre..."

le comte l'interrompit brutalement d'un ton dur,qui se voulait sans appel:

-"Parle donc Maraud,va droit au but, et si ton histoire me plait je serai clément avec toi, sinon..."

-"Biienn!Mon seigneur(d'une voix tremblante)...comme vous le savez,sans doute, il y a chez Yann Marec'h , comme en nous tous,le meilleur et le pire...il ne manquait ni d'esprit ni de lettres,mais le pire,je le crains, l'emporte chez lui!(dit cléophas d'un air sombre)Sa conduite n'est pas celle d'un chevalier chrétien, il menait en son fief,une vie malfaisante et pratiquait la guerre plus comme un paysan que comme un chevalier.Des embuscades,des pièges,des attaques de nuit...Tout celà lui plaisait...Et quand le Baron Herri de Pennmarc'h menait cette drôle de "guerre" avec son ancien compagnon d'armes,Rogon de vitré, il y a de celà 5 ans, Marec'h s'est mis au service du baron avec sa façon de guerroyer,arrivant à ses fins,en prenant par ruse le fief de vitré.Le Baron de Penmarc'h en fut ravi,mais ce qu'il lui fallait surtout ,c'était d'arriver à le garder, d'aucuns diraient encore qu'il y avait trop de faiblesse dans sa façon de gouverner, et Rogon,on ne sait encore comment,s'est emparé du fief,probablement à la suite d'une trahison.Et bien voyez vous, le Baron par la suite n'a pas seulement levé une bannière pour le reprendre et il a abandonné tous ses vassaux du moment à leur sort, alors que le Sieur de Vitré lui ait proposé après coup le rachat de quelques-uns d'entre-eux.Il y avait de quoi perdre ses meilleurs partisans,et Yann Marec'h fut de celà."

Le comte reprit la parole d'un ton qui affermissait son autorité:

-"Et bien, faquin, tu sembles encore attaché à ton ancien maitre,félon de surcroit!Souhaites-tu le précéder sur l'échafaud?"

"-Que non pas, mon seigneur! j'expose juste les faits qui ont fait naitre en son coeur la rage et rancune , qu'il avait envers le Baron,suite à son manquement en tant que seigneur lige."

S'agitant sur sa chaise haute, le comte prit à nouveau la parole:

-"Il suffit! comment toi, un roturier connais-tu les choses de la chevalerie?Et de quel droit te permets tu de juger les décisions d'un seigneur,fussent-elles préjudiciables...D'autant plus, que je rencontrais souvent le Baron de Penmarc'h en mon château,et qu'il me faisait l'honneur de me fournir conseil en de nombreuses occasions...Le Baron m'a parlé de cette affaire.Et je crois qu'il ne tenait pas que celà se sache.Poursuis ton histoire et choisis bien tes mots..."

-"Vous avez raison mon Seigneur, je connais fort peu de choses de la Chevalerie, même si Yann Marec'h fit de moi son "écuyer", afin de m'attacher à son service et pour avoir à porter de main un pauvre hère,élévé au rang de la basse noblesse,redevable envers son seigneur de son nouvel état,et sûr d'avoir sa loyauté en échange.Loyauté que je lui accorda envers et contre tout, même quand il me traitait plus en laquais qu'en écuyer.N'est-ce pas le devoir premier d'un vassal envers son seigneur que de lui être loyal?"

Le comte se sent obligé d'intervenir, sentant les regards de ses vassaux lui hérisser les poils de la nuque:

-"Soit! tu te joues de moi, et ma patience a ses limites, viens en aux faits et rien d'autres!Laisse les devoirs de chevaliers à ceux qui le sont et qui respectent leurs serments!"

-"A votre bon plaisir ,mon seigneur!Yann Marec'h s'est senti trahi par le Baron et ne pouvant payé sa rançon, il choisit de proposer ses services auprès de Rogon de Vitré,et ce en secret, afin de payer sa dette.Après moultes reflexions, le seigneur de Vitré choisit d'accorder sa confiance à Yann Marec'h,voyant en lui un homme de valeur! Mal lui en prit!Car dans son for intérieur , Marec'h désirait se venger du Baron de Penmarc'h mais avait aussi le désir de ne plus servir aucun seigneur indigne de sa personne.
Dans les premiers temps, Marec'h entreprit d'endormir la vigilance du Seigneur de Vitré,et accomplit à merveille toutes les "tâches" que ce dernier lui demander d'entreprendre.Jusqu'au jour de sa rencontre avec la soeur du seigneur franc Théobald le "tricheur",comte de tours,lors d'un voyage mandaté par le seigneur de Vitré,période pendant laquelle il oublia ses rancoeurs.Je me rappelle les récits enflammés de Marec'h vantant la beauté de sa compagne.
Il avait fait rêver les chevaliers de vitré avec la description des charmes les plus intimes de cette "valkyrie" d'origine germanique: grande comme une déesse,blonde comme les blés et si pâle que la lune en paraissait sombre.Elle avait séduit Marec'h et il se serait damné pour son froid regard vert.Il l'avait aimée d'une passion si brûlante qu'il avait plus d'une fois quitté vitré, au risque de se faire accuser de trahison, pour l'aller rejoindre jusqu'en son château où la belle l'accueillait en sa couche.
Cette relation ne plaisait guère au seigneur de Vitré,qui risquait de compromettre sa "bonne entente" avec le Seigneur Théobald.Ce dernier entreprit de faire courir le bruit auprès de la cour de la Dame, que Marec'h lassé de ses jeux d'amour, s'est détaché d'elle afin de de trouver du plaisir entre les bras d'autres ribaudes.Cette dernière ne put le croire, de Vitré avait acheter le "témoignage" de quelques femmes de son fief afin de corroborer les rumeurs...
La belle franque, qui en voulait à Marech de son infidélité, et se trouvant grosse des ses oeuvres,décida de mettre fin à ses jours et s'est pendue, de telle façon que Marec'h puisse découvrir sa forfaiture et en même temps le faire souffrir...Entre temps Marec'h avait été envoyé par de Vitré pour une mission qui l'éloignait de sa belle,et à son retour, la nouvelle lui parvint...A ceci s'ajoutait que le Seigneur de Vitré décida de mettre fin à leur collaboration, car il ne voulait aucunement fâcher le seigneur de Tours en protégeant l'homme qui était responsable de la mort de sa soeur et de son enfant à naitre.
La douleur fut telle que Marec'h perdit le peu de raison qui lui restait, et en vint à massacrer la garnison de Vitré jusqu'à son seigneur.Après ce bain de sang, il s'enfonça dans la plus profonde des mélancolies et resta prostré pendant des jours sous la pluie qui lessivait le sol gorgé de sang...
Puis, par quel miracle,Marec'h revint à lui, pris la décision d'atteler un chariot afin d'y entasser chaque cadavre pourrissant du Manoir de Vitré et d'emmener le tout au fief du Baron de Penmarc'h.L'arrivée de cette escorte morbide glaça le sang de chaque habitant et le Baron de Penmarc'h reçut Marec'h, la peur au ventre, car l'homme qui lui faisait face avait le regard d'un homme de sang, un de ces guerriers que seule réjouit l'eau de vie rouge qui coule des veines ouvertes de l'ennemi.
Brisant le silence, Marech fit savoir au Baron, qu'après 2 ans de captivité, il a réussi à s'échapper et à se venger de ses geôliers,ramenant ses derniers comme preuve de bonne foi de sa part,n'en voulant nullement à son suzerain de n'avoir pu réunir la somme pour payer sa rançon afin de le libérer.Le Baron sentant, à juste titre, une menace sous jacente,dans les propos tenus par Marec'h, décide de le récompenser de 2 fiefs, Le Folgoet et ploudaniel en Lesneven(pour l'éloigner de sa personne), pour service rendu et préjudices subis.Après un temps de silence et de réflexion,Marec'h accepta de bon gré l'offre du Baron(ce dernier manifesta son soulagement)...
Et c'est à partir de ce moment qu'un plan pour se venger du Baron et de ses proches germe dans l'esprit de Marec'h...
Yann Marec'h, seigneur qui habitait le manoir de ploudaniel aurait pu être célèbre pour ses actes de banditisme,entre 483 et 485, il fit de nombreuses victimes, s'attaquant à des personnes de toutes conditions, nobles, prêtres, roturiers. Il osa même attaquer la garde personnelle du Baron de Penmarc'h lorsque celui-ci vint faire ses dévotions au Folgoët en 485.Ses attaques avaient pour but, d'une part assouvir sa soif de sang, et d'autre part affaiblir la position du Baron et s'enrichir personnellement pour accumuler un trésor de guerre pour mettre en place sa vengeance.
Pendant ces 3 dernières années, Marec'h s'est aussi interressé à l'histoire des sites et ruines antiques de la région, ce qu'il en appris ne me fut pas dévoilé,mais ces découvertes l'ont fort enchanté.Seuls des bribes de mots ou d'expressions me sont parvenues à l'oreille, comme "Sentinelles", "point de saut","les gardiens des 9 portes" dont le sens m'échappe encore aujourd'hui...
A partir de ce moment, son plan prenait enfin forme. Il s'est lié d'amitié avec le seigneur Drogon de Trébodennic, grand amateur de chasse, afin,non seulement de mieux connaitre les lieux de la région (avec exactitude) mais aussi d'améliorer son art de la traque et de l'escarmouche...Au cours d'une de ces chasses,Sire Drogon tomba sur une mine de plomb argentifère abandonnée depuis au moins un siècle et le peu qu'il en vit,il sut qu'il y avait encore des filons à extraire.Il fit part de cette découverte à son "ami" Marec'h qui lui suggéra d'inviter le Baron de Penmarc'h au cours d'une de ces chasses et de le mener vers cette mine pour qu'il puisse bénéficier de la reconnaissance du Baron pour cette bonne fortune.Ce que Drogon fit.Marec'h connaissant la date, le lieu de la venue du Baron mit en place ses "mercenaires" fraichement acquis, en embuscade.Dès l'arrivée du Baron avec une poignée d'hommes de mains,accompagnés de Drogon, l'assaut mené par Marec'h fut prompt , rapide et sanglant.Sire Drogon,les hommes d'armes du Baron furent passer au fil de l'épée.Le Baron captif subit la torture des mains de Marec'h.Ce dernier trancha la main droite du Baron, portant l'anneau de sa condition et la fit parvenir à Lesneven par un messager ayant aussi pour mission de réclamer une rançon pour la libération du Baron par son ravisseur le "seigneur de Haut-Bois"...(personnage inventé de toute pièce par Marec'h portant un casque ayant en aillettes des ramures de cerf).Le temps que les vassaux rassemblent la somme convenue pour libérer leur seigneur-lige,Marec'h qui a accueillit le moine "maudit" Withenoc lui ordonna de quérir de la main d'oeuvre servile capable d'exploiter la mine...(ce qu'il fit par l'enlèvement de jeunes enfants!).Marec'h jouait également son rôle de seigneur et vassal,suggéra à ses pairs qu'aucune garantie n'a été faite de retrouver le Baron vif après que la rançon soit versée.Connaissant bien la région (ce que tous s'accordent à le dire!),Marec'h insiste pour commander une troupe de chevaliers pour tenter de libérer le Baron et de punir en même temps ce "Seigneur Haut-bois".Chaque seigneur banneret accepta sauf celui de Landerneau.La moitié des effectifs des chevaliers de Lesneven et de Brignogan furent envoyés,mais ces derniers furent vaincus et les plus "aisés" d'entre eux furent rançonnés et les autres exécutés. Habile manoeuvre de Marec'h qui a reduit de moitié les garnisons de Lesneven et Brignogan.Dans le même temps,Marec'h s'est octroyé les "services" d'un géant qu'il incita à porter un assaut sur les "agresseurs" de Lesneven (fief qu'il désirait acquérir en particulier,en raison de la damoiselle Rosaline qu'il avait vu et apprécié!).Assaut qui s'est avéré être efficace,réduisant Le seigneur Guildin dans ses derniers retranchements; démuni en biens (bétails), en or (rançons) et en hommes...La disparition des enfants ont encore aggravé la situation,menant des soulèments de paysans...Marec'h gagnait sur tous les plans, il attendait que la situation "pourrisse" encore avant de se porter au devant de la scène comme le "champion", celui qui n'ont seulement aurait ramener le Baron,mais aussi les enfants (en tuant au passage le moine noir) et calmer la vindicte du géant...Mais rien de tout celà ne s'est déroulé comme convenu depuis l'arrivée d'un groupe de chevaliers originaires de Bretagne..."

Le Comte Guyomarc'h se lève afin d'être vu de tout l'assemblée de nobles et prend la parole:

"-Nous connaissons enfin en détails les méfaits et forfaitures de Marec'h envers nos terres et nos personnes! Qu"il soit dit à partir de ces éléments que Marec'h,accusé de complots, crimes de sang divers,vols,sorcellerie soit banni du Pays de Léon, et que tout ceux qui lui viendraient en aide subissent le même sort!Sentence est faite,dès que Marec'h est capturé qu'il soit pendu haut et court jusqu'à ce que mort s'ensuive!"

se tournant vers Cléophas:
"- quand à ceux qui l'ont servi connaissant ses actes,et qui n'ont rien entrepris pour y mettre fin,quelle sentence exigez-vous?"

Vous pouvez donner votre opinion sur le sujet...

-"bien! j'ai entendu vos propositions et voici mon verdict:
Cléophas devra servir dorénavant Sire Calvidus l'honorable, et d'une meilleure manière que son précédent maitre, félon à nos yeux depuis ses agissements.
Quand aux traitres suivants:Guimilliau, Camille et Guillaume, ils seront pendus séance tenante jusqu'à ce que mort s'ensuive,dans la cour de Lesneven.Leurs corps seront démembrés et éparpillés à la vue de tous sur les terres de Léon.Quand à leurs familles, tous mâles en âge de "porter l'épée" seront réquisionnés pour l'exploitation à venir de la mine argentifère de Lann Gazel.En cas de manquement, ces derniers seront déclarés hors la loi et excécutés en cas de capture, leurs femmes et enfants vendus en esclavage dans les pays d'orient.Dura lex, sed lex!(la loi est dure mais c'est la loi!) Justice est rendue, que tous regagnent leur demeure et vaquent à leurs occupations..."
"Les catastrophes naturelles nous enseignent l'humilité,la compassion,le courage et la persévérance.Celà mis à part,elles n'ont aucune utilité et je préfèrais m'en passer".
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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar Fabe » 04 Avr 2015, 22:06

Sarum,

J'aime ce lieu, beaucoup moins ce qui s'y joue en ce moment... Je dois régler les affaires que mon cadet de frère à mis en branle. Le Baron de Lambor vient d'arriver chez mon Seigneur le Comte Roderick, et apparemment il viendrait demander réparation pour les préjudices que sa fille a subit. Aucun doute, Gessius est le responsable de cette venue soudaine.

Mon seigneur me fait convoquer, il me reçoit seul avec le Baron, aucune femme n'est présente. J'apprend que mon frère a engrossé une jeune fille du Baron, quelle surprise.., et ce dernier est là pour réparation. Après moultes insultes à l'égard de ma famille, merci Dieu de me permettre de rester calme, le Baron demande une réparation égale à la rançon d'un homme de sa stature soit 550 livres... Je lui propose que mon frère prenne sa fille en épousailles, pour légitimer le bâtard et sauver les apparences, il ne m'insulte que plus. Je me questionne, dois-je l'épouser moi même ? Le Baron me laisse entendre qu'il préférerait cette solution mais que la dette ne serait pas entièrement payé, il me resterait encore la moitié... Me coltiner une fille sans vertu, élever l'enfant de mon stupide cadet de frère ? Je me ravise, ce sera de l'or, qu'il en soit ainsi !
Ma mère fera son apparition peut de temps après, elle me laisse entendre qu'il est absolument possible que Gessius ne soit pas le géniteur, après tout, Gessius trop saoul n'aurait pu accomplir pareille forfait, par contre les jeunes gens qui l'accompagnaient... il suffit de les retrouver !
Nous parlons ensuite de ma soeur Camélia, beauté à la voix d'ange, pieuse, ma soeur favorite, la seule qui me reste aussi... Mère s'inquiète de la voir prononcer prochainement ses voeux, je ne serais pas contre mais je rejoint ma génitrice sur un point, Camélia servirait mieux la famille marié que nonne. Je lui promet de partir lui parler.

Mon seigneur me convoque à nouveau, j'espère ne pas être a nouveaux au centre d'intrigue politique ! Cette fois, la cour est plus fournie, je constate que mes compagnons d'armes sont présents également, la place d'honneur est occupée par Aurèle, il s'entretient avec notre seigneur puis pointe Galardon et moi-même du bout du doigt. Le comte Roderick fait annoncé qu'il libère notre compagnie pour qu'elle puisse venir en aide à la famille de Césaire en Armorique. En Armorique ? Je dois trouver plus de 10 livres par semaine ? Soit ! Le devoir avant tout, et Aurèle est un bon ami, c'est avec plaisir que je lui rend service, mais que cela ce fasse vite !

Nous rencontrons un marin, Thustan il me semble, sans doute un contrebandier, vu comme il évite soigneusement de payer les taxes... Le départ est fixé au lendemain, j'en profite pour aller voir Camélia. Elle se montre plus réticente que je le ne pensait pour quitter son lieu de foi. Mais son sens du devoir familiale la fera finalement me suivre. J'apprend tout de même l'avoir déçu à deux reprises, j'en suis navré. J'imagine qu'aussi proche que nous soyons, nous ne pouvons pas toujours être d'accord. Je veillerai comme promis à ce que son futur époux soit bon envers elle. Je l'escorte à Wilsford pour la nuit.

Au départ, le lendemain, nous embarquons sans mal sur le navire, enfin presque, heureusement que Simon, l'écuyer de Galardon, est habile avec les chevaux sans quoi, ni Aurèle ni Galardon n'auraient puis conduire leur monture sur le bateau. Pendant le voyage, nous en apprenons un peu plus sur les seigneurs d'Armorique, notamment sur Morvan de Brignogan "le pilleur". Nous accostons enfin à Goulven, le voyage a été épouvantable, bien qu’apparemment tranquille, j'ai besoin d'une vraie nuit de sommeil !

Arrivé chez le Parrain d'Aurèle Césaire, nous apprenons que son seigneur, le Baron Herri a été enlevé par le "seigneur de Hautbois", l'autoproclamé. Le baron aurait disparu sur les terres du seigneur Drogon suite à une partie de chasse. Mais les problèmes en Armorique ne s'arrête pas là, les Francs sont aux frontières à l'est, les paysans commencent à se soulever suite à la disparition de leur enfants et l’inactivité prétendu de leur seigneur, et enfin un géant d'au moins 6 mètres s'est attaqué à la batisse dans laquelle nous nous trouvons. Finalement, la vie a Sarum est tranquille !
De ce que j'ai compris, c'est la fille su seigneur qui aurait écrit à Aurèle sous les conseils de sa mère, résultat : nous sommes là, à trois, pour démêler ce sac de nœuds. Nous nous intéressons de plus près aux circonstance de la disparition d'Herri. Sire Drogon, l'avait invité sur ses terres pour chasser et nous n'avons plus de nouvelles de lui, serait-il responsable ? Une rançon a été demandé, tout les vassaux se sont cotisé,Brignogan un peu moins, Marec'h a voulu soulever un commando pour délivré Herri par la force. Finalement, ce sont la moitié des chevaliers de la zone qui se soulèveront, perdront et seront rançonné à leur tour. La moitié de ceux-ci trouveront corde à leur cou. La rançon pour Herri, n'est plus entière, les forces armées sont affaiblies. Je mettrai ma main à couper sur la culpabilité de Marec'h, sous couvert d'honneur, ce fourbe aurait pu commanditer la déchéance de la région. Je fais part de mes doutes, ils nous faut des preuves, il faut enquêter pour partons à la rencontre des paysans.

L'accueil est loin d'être chaleureux mais nous arrivons à questionner un vieillard, les enfants enlevés l'ont été par magie, il est impossible qu'un kidnappeur ait pu s'infiltrer dans les maisons sans réveiller personne, tout comme il aurait été impossible pour les enfants de s'échapper sans réveiller personne... J'en doute... Le vieux, nous parle également d'un moine noir, à l'aura dévastatrice, un prêtre gaulois ? Le vieux nous indique la direction qu'il suivait. Nous la suivons à notre tour. On passe par la chapelle du pont du Chastel et nous discutons avec le prêtre local Nominoë, il a rencontré l'encapuchonné, c'est un démon qui voulait lui faire perdre sa foi, heureusement le crucifix l'a protégé de ses attaques... Les jugements hâtifs vont bon train dans cette région. Nous continuons à suivre sa piste. A la fin de la journée, nous rentrons avec quelques informations :
2 enfants ont été retrouvés morts, empoisonnés, les ongles cassés et en sang. Ils portent des marques de liens et de coups. Ils ont été retrouvés près du marécage. On pense donc que les enfants ont été enlevé pour faire des travaux contraignants. Le lieu de la découverte des corps ainsi que les traces de tourbe sur les enfants nous laisse penser qu'ils sont retenus dans le marécage. Encore une forêt... mais pas tout à fait sur terre cette fois...
Parmi les 10 enfants enlevés, tous avaient entre 8 et 10 ans et en bonne santé, aucun autre lien n'a pu être établi. Il semblerait qu'ils soient enlevé plus ou moins au hasard tant qu'il conviennent. Par contre les récits des paysans et du prêtre corroborent la version de l’enlèvement magique, l'encapuchonné "Wittenoc" n'a pas été retrouvé... c'est intriguant !
Le Géant fait plus de 6 mètres de haut, il est vêtu de peaux de bêtes et porte également des accessoires de maille. Il n'a depuis sa dernière attaque, attaqué que du bétails. Je me demande s'il n'est pas en fait manipulé ? Le monstre va se nourrir mais n'attaque pas, sauf pour se défendre... Je garde cela pour moi pour le moment, je doute que quelqu'un soit disposé à entendre cela sous cet angle. Enfin, le géant a tué plus de 30 hommes, lors de l'attaque chez le parrain d'Aurèle mais n'a même pas été égratigné... Nos tueurs de géants ont du pain sur la planche.
Concernant, l'homme qui tirerait les ficelles dans l'ombre, il semblerait que Marec'h soit le traître qu'on cherchait, le "seigneur de hautbois", sinon pourquoi donc des mercenaires, parlant latin et équipés d'arbalètes tireraient à vue sur de nobles chevaliers tels que nous ? Nous passerons le lendemain à Ploudaniel pour voir que l’accueil y est le même.

Une fois que toute ces informations sont mises en commun, notre compagnie réfléchit à la meilleure marche à suivre pour faire tomber le fallacieux seigneur. L'idée que le géant n'est pas forcément un ennemi mais plutôt une arme, fait finalement son chemin. Il nous faut de toute manière explorer les marécages pour trouver les enfants. Nous tenterons alors de "parler" au géant et de nous en faire un allié, je ne sais pas encore aujourd'hui comment nous avons élaboré un plan comme celui-ci. Nous délivrerons les enfants et tenterons ensuite d'aviser pour faire tomber Marec'h !

Au matin nous partons donc pour les marécages, de sympathiques paysans nous guident dans les tourbières et nous indiquent la cache du géant. Nous y allons. La tête du géant dépasse d'une tour en ruine, je le vois déjà me jeter un rocher et tuer ma monture. Mais finalement, le géant semble ouvert à la discussion. Il l'engage même, il parle à Aurèle de gardien de je ne sais quelle saison... en fait il ne cesse de l’appeler gardien. Finalement, j'en aurais compris qu'Aurèle à des origines douteuses qui lui accorde la protection du géant, que ce dernier était manipulé par un autre gardien, qu'il décrit comme ayant les traits de Mare'ch, pour "sauver et garder" un homme important. Aurèle le convient finalement de nous assister pour délivrer les enfants et attaqué le "mauvais gardien". Je suis stupéfait de voir le géant accepté, et nous poser sur son épaule comme si nous n'étions que de vulgaires insectes... Je fut encore plus surpris quand je le vis charger le prêtre noir. Nous avions en effet trouver le lieux ou les enfants étaient, une mine d'argent trop exiguë pour y faire travailler de véritables hommes mais assez large pour des enfants travaillant à mains nues. La mine était gardé de quelques gardes et du prêtre noir. Aurèle envoya donc son nouvel ami sur le magicien, il traversa un groupe de mercenaires les dispersant comme de vulgaire bout de bois, Galardon à sa suite finissait ceux qui avait pu échapper à l'assaut frontal, Aurèle prenait les tortionnaires sur notre gauche alors que je m'occupais de ceux sur la droite. Le mage déblatéra quelques syllabes avant de finir écrasé par l’énorme masse du géant, il n'en restait rien... Galardon et Aurèle s'occupait de leur adversaire avec honneur. Pour ma part, j'avais asséné un terrible coup à mon adversaire, la blessure était terrible, il n'arrivait même plus à me frapper. Pourtant, lorsque je frappa de nouveaux, il para, contra, frappa encore et encore, je ne pu rien faire...la mort était venue me chercher... Avais-je été trop confiant ? La chance m'avait-elle encore abandonné ? Je revoyait le combat, je n'avais pas fais d'erreur, était-ce dieu qui m'appelait à lui ?

Je vis une charrette, Aurèle au dessus de moi, des enfants, un géant, tout était flou puis le noir...

50 points de gloire pour Sire Calvidus

clin d'oeil orthographique: Tu dois rendre des Comptes aux comtes
Je veillerai à lui conter les exploits qui explique mon retard pour que le compte soit bon, espérons donc que le comte soit bon !
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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar garou » 15 Avr 2015, 21:08

Je prends la suite mon ami !
Donc, Sir Auréle et moi-même t’avons déposé avec les enfants et les prisonniers au 1er village. Les villageois sont prévenus qu’il ne faut pas qu’ils vous arrivent quoi que ce soit.
Ton écuyer a veillé au grain.
Et nous, nous sommes reparti avec le géant pour poutrer le félon Mare’ch. Arrivé à Ploudaniel, nous chargeons une compagnie de mercenaire qui nous envoie 3 volets de carreau d’arbalète. Heureusement, le géant est la cible privilégié à qui, cela ne semble rien faire. Malheureusement, ce n’est pas notre cas. Malgré nos importantes blessures, nous poursuivons notre charge. Gaborn le géant, sentinelle de la porte d'Orient (les marais de Lann Gazel, "vassal" du gardien de la Plaine Sire Aurèle Césaire) frappe plusieurs coups qui font voler plusieurs dizaines de mercos. Certain reste pour lutter contre Gaborn mais la plupart fuit dans tous les sens. Nous tuons quelques un d’entre eux. Sir Auréle apprend que Marec’h est à Le Folgoët nous nous y rendons sans délai. Arrivé sur place, nous trouvons Cléophas le vieux serviteur de Marec’h qui nous amène avec crainte dans une remise ou l’on trouve le Baron Herri mort depuis plusieurs heures de près de 65 coups de lame et un carreau d’arbalète. Nous apprenons que Marec’h a fui au nord. Nous amenons Cléophas auprès de Sire Gilduin de Lesneven toujours suivit de Gaborn qui effraye tout le monde. Sir Auréle calme la population et les hommes d’armes. Un surnom se murmure aux lèvres : Auréle le dompteur de géant. Je suis reparti sur le champ au nord pour tenter de retrouver Marec’h. Le dompteur de géant est resté sur place pour raconter les événements du jour et récupérer le corps du baron Herri. Je me suis fait racketter 2 fois par des patrouilles mais arrivé à la ville de Brignogan, j’apprends que le criminel est parti en direction du phare en ruine. Sur place, je trouve un cheval entrain de mourir d’épuisement. Je l’achève, sort mon épée, ouvre la porte de la bâtisse, entre et referme la porte. Il y a d’étrange écriture tout autour sur le mur. Ne trouvant personne à l’intérieur, je suis ressorti.
Et là, quel ne fus pas mon étonnement, ma surprise, que dis-je ma stupéfaction! Mon armure, mes épées et tout ce qui était métallique avait disparu. Pire, le lieu ne ressemblait en rien à la côte Armoricaine. L’herbe était verdoyante et j’étais entouré de petite colline. En me retournant, je m’aperçus que je ne venais pas de quitter le phare mais un très vieux bâtiment de pierre en ruine. Je venais de réaliser que j’étais en Bretagne, dans le comté de Salisbury au nord-ouest de Sarum. Ne trouvant aucune trace de Yann Marec’h je décide de partir droit vers le sud. Arrivé à la route, je pars à gauche direction Sarum. Je tombe sur une patrouille qui m’emmène jusqu’à leur seigneur Sire Cadwallon, chevalier vassal de steeple Langford. J’explique à mon hôte qui m’a reconnu qu’il y a un chevalier du nom de Yann Marec’h que je lui décris qui est en fuite pour plusieurs crime dont celui d’avoir tué son baron, le baron Herri. Je demande à Sir Cadwallon de transmettre cette information le plus rapidement possible au comte pour que l’info soit efficacement répandu dans le comté voir plus loin dans le pays. Je suis retourné à la ruine. A l’intérieur, il y a également des d’écriture tout autour des murs intérieurs comme dans le phare. Je suis entré, refermé la porte, rouvert la porte.
J’étais à nouveau en Armorique! Tous mes effets personnels en métal étaient là. En évitent les patrouilles, je retourne à Lesneven. De son côté, Sir Auréle renvoya Gaborn dans son marais, a fait rapatrier les enfants et Sir Calvidus. Et, il géra la reprise du contrôle des manoirs de Folgoët, Ploudaniel et du château de Trébodennec. Après, les événements se sont enchainés. Sir Gilduin a annoncé le mariage de sa fille Rosaline avec notre compagnon et ami Auréle. Le comte Guyomarc'h de Léon qui siège à Brest est venu à Lesneven, et, contre notre vassalité (le systéme féodal ne l’interdit pas, mais, pourvu que nos 2 seigneurs n’entre pas en guerre l’un contre l’autre !) ta confié Folgoët, à moi, Trégarantec et au futur marié, Ploudaniel et le château de Trébodennec qui sera reconstruit avec les pierres du château de Kerno ainsi que les 2 villages des marais et la gestion des mines (qui vont être remise en état par le comte Guyomarc'h évidemment elles appartiennent à notre nouveau suzerain). Le comte Guyomarc’h change d’avis et, conserve finalement le château de Kerno. Sir Auréle devra à sa charge réparer son château. J’informe seulement Sir Auréle du passage par le phare. Il m’a demandé si, mon épouse pouvait confectionner les robes de ses sœurs. Je me propose de faire la demande auprès de ma dame Jocelyne qui je pense acceptera et, de faire le messager. Il a accepté. Je passe de nouveau par le phare, je demande à Sire Cadwallon s’il peut me prêter un cheval et des équipements (armure et arme en particulier). Je jure sur mon honneur de les lui rendre. Il accepte. Arrivé à Sarum, j’informe du mariage de Sir Auréle Césaire et de damoiselle Rosaline de Lesneven, et en privé, je parle également du phare et de ses effets. Je repars sur mon fief et, informe mon épouse de la demande du futur marié. Elle est honorée que Sir Auréle est pensé à elle. Je lui montre également les couleurs qu’elle devra porter pour ne pas être racketté à son tour. Je passe un peu de temps avec ma femme. Puis, je repars vers Figsbury pour voir Cilydd. Je lui parle du phare et, il décide de me suivre. Nous allons voir les sœurs du futur époux pour qu’elles se mettent en relation avec ma dame. Elles sont ravies et rassurées qu’ils se marient enfin ensemble!
On rapporte les équipements de Sire Cadwallon et, allons au bâtiment en ruine.
Cilydd m’apprend que ce passage est utilisable pour 4 allers et 4 retours quel que soit le nombre de personne transportées. J’en suis à 2 allers et 2 retours, et, Yann Marec’h un aller Armorique – Bretagne.
2-3 semaines plus tard le comte Rodérick arrive avec sa suite et les familles des héros. Nos 2 comtes s’entendent bien. Les seigneurs de Brignogan et de Landerneeau ne s’appréciant guère, Sir Auréle ne les a pas invité. Ouf!
Le mariage se passe très bien. Sir Auréle avec sa femme et ses sœurs font le tour de la région afin de rencontrer ses différents voisin. Damoiselle Avita la sœur ainée d’Auréle est très intéressée par Sire Morvan (dit le Lubrique, ou le Malavisé ou le Grand, Banneret "pilleur d'épave") de Brignogan et, damoiselle Jilia sa sœur cadette est très intéressée par Sire Alan de Rohan, banneret (dit « le Chevalier de Rohan ») dont la devise est: Potius mori quam foedari (" Plutôt la mort que la souillure"). Elles ont évincé ta sœur damoiselle Camélia. Sir Auréle me rappelle que mon beau-fils Dalan doit devenir chevalier. Il se propose de s’en occuper avec ma dame et Dalan. Ils demandent à Sire Erispoë de Plouider de devenir l’instructeur de l’enfant. Il est d’accord. Et, pour finir Sir Auréle, moi-même et nos familles allons voir Gaborn le géant. Demain, le jugement de Cléophas, le vieux serviteur du félon Yann Marec'h au tribunal de Haute justice, sous l'autorité du comte Guyomarc'h de Léon et de ses vassaux aura lieu....

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Messagepar garou » 12 Juin 2015, 23:16

Juillet 486

Sir Galerus Asclepiodotus de Sorviodunum, Sir Calvidus Dimitrius, Sire Aurèle Césaire et sa jeune épouse Rosaline ainsi que le cousin de cette dernière à sa maisnie Sir Decmus Vorenus, mon épouse Jocelyne et moi-même Sir Galardon retournons en Bretagne. Hormis une mer un peu agitée et de nombreux mal de mer pour ma dame et mes compagnons, le voyage se passe sans encombre jusqu’à Pitton mon fief. Après m’être assuré que ma dame soit bien réinstallée, (je lui confie 20£) Il invite tout le monde à manger chez lui. Après le repas, il repart avec tous ses hôtes pour se présenter à son seigneur Rodérick.
Sur le chemin, Sir Dimitrius fait un pari avec sir Galardon de 10£ (le 1er qui arrive à Sarum à gagner). Sir Galardon est sur les starting-blocks, alors que sir Dimitrius s’approche de la ligne de départ d’un seul coup il fait dévier son cheval, en descend et commence tout en marmonnant à se déséquiper en se dirigeant vers les fourrés. Les interpellations et le fait que les gens se mettent face à lui n’y change rien. Je l’assomme avec le pommeau de mon épée et, nous le fixons à son cheval. Arrivés à Sarum, on dépose le souffrant à l’église pour qu’il soit soigné et allons voir notre seigneur lige. Ce dernier est surpris de ne pas voir Calvidus la situation lui est expliqué. Il conseille de l’emmener voir Cilydd le druide. Sir Decmus Vorenus est présenté à Sir Rodérick. Dame Caldera emmène sir Decmus Vorenus bras dessus bras dessous jusqu’au chevet de son fils. Sir Rodérick profite de notre présence pour nous confier une mission.
Allez voir le roi Cadwy de Somerset pour lui porter une missive qui est confiée à sir Galardon.

- Lui demander de faire allégeance au roi Uther Pendragon.
- Estimez les forces militaires du roi Cadwy.
- Et faire une alliance maritale entre Le Somerset et Salisbury.

Si sir Dimitrius ne va pas mieux le lendemain, nous partirons sans lui. Tous partent à l’église tandis que je reste à m’entretenir en privé avec notre seigneur. Après mon entrevue, je rejoins mes compagnons sur la route de Figsbury. Dame Caldera est très amicale avec le jeune chevalier mainier mais, malgré toutes ses avances, il reste de marbre. Arrivé sur le site, nous expliquons la situation au druide qui lui administre un antidote et nous dit que son mal vient de ses doutes qui ont embrouillé son esprit. A par Sire Aurèle Césaire, sa dame et moi-même qui retournons chacun chez soi, tous les autres restent pour veiller sur le malade.
La nuit se passe très bien pour tout le monde et les chevaliers se retrouvent tous au petit matin en pleine forme à Sarum, même sir Calvidus. Nous prenons la route de l’ouest qui se passe sans encombre jusqu’à la frontière du Somerset où des soldats gardent un pont. Après leur avoir dit et montré notre missive, ils nous laissent passer sans problème. La suite de notre voyage se passe aussi bien. Nous arrivons aux portes de la citée typiquement romaine Bath. Nous montrons notre missive aux gardes qui nous font escorter jusqu’au palais. Là, on nous installe pour les 2 jours à venir. Jour où nous serons reçus par le roi Cadwy. On nous parle des bains publics alors nous y allons pour nous détendre. Nous rencontrons quelques chevaliers avec qui on converse un peu ainsi qu’avec les employés. Le lendemain, nous observons les chevaliers s’entrainer. Durant tous leurs entrainements, ils ne font aucune prise de contact. C’est surprenant quand je propose de m’entrainer avec eux, ils trouvent des excuses pour que l’on ne porte pas nos coups. J’abandonne l’idée de m’exercer avec eux.
Nous sommes reçus par le roi. Je lui remets la missive de sir Rodérick et, lui explique les raisons de notre venu. Hormis bien sur le fait que l’on va estimer ses forces militaires. Les échanges se passent bien sauf au moment où Sir Decmus Vorenus prend la parole sans le demander et, que je lui lance un regard noir pour lui faire comprendre où est sa place de chevalier mainier avant de le laisser poursuivre. Il ressort de cette entretient que le roi est d’accord pour le mariage de son fils ainé Mael avec damoiselle Jenna, mais pour son allégeance au roi Uther il doit encore y réfléchir. Comme ce n’est pas la 1ere fois que l’on nous fait le coup, on soupçonne qu’il va nous demander un service en échange d’un avis favorable.
Le lendemain, au lever du jour, avec sir Césaire nous nous entrainons bruyamment pour tenter de faire réagir les chevaliers. Sans résultat. Le 2e et dernier enfant du roi Cadwy le prince Cynon arrive 1 à 2 heures après nous, également pour s’exercer. Je lui propose de faire quelque passe. Il accepte. Afin d’être dans les mêmes conditions que lui, j’enlève mon armure mais, pour ne pas risquer de le blesser gravement voir pire le tuer, j’utilise une épée d’entrainement (émoussée). Je découvre avec une certaine surprise et une vilaine plaie que lui, il s’entraine très sérieusement .Je lui rend l’appareil. Après tous ses entrainements, nous sommes allés voir le mire (médecin) royal Eiffin qui m’a soigné et conseillé de manger plus de légumes.
Ensuite, nous sommes allés voir les entrainements des soldats. Ces derniers sont redoutables. Ils bataillent longtemps et intensément (on estime qu’ils sont 2000). Mes compagnons décident d’inviter nos hôtes. Le roi Cadwy accepte notre invitation. Pendant que nos écuyers montent la tente de Galerus qui est digne d’un roi et vont acheter le nécessaire comme les fruits, légumes, épices etc… Simon tient à s’occuper du vin. Je lui rappelle que l’on est en mission et qu’il va en profiter pour compter les chevaux pour estimer le nombre de chevalier présent (que l’on évaluera à 80). Pendant ce temps-là, nous sommes partis dans la forêt pour avoir du gibier sur la table. Je finis par trouver des traces d’un très gros ours qui nous mènes jusqu’à sa tanière. On se met en arc de cercle et l’attirons en faisant du bruit. Il finit par sortir. Quelle n’est pas notre surprise quand on voit un dragon (NB: Ver cracheur de feu) en sortir. La créature crache sur sir Aurèle. Son armure commence à fumer. Nous décidons tous de faire une retraite stratégique et, on nettoie au mieux l’armure de sir Aurèle avant qu’elle ne soit trop abîmée par l’acide. Nous reprenons la route de la tente tout en cherchant un nouveau gibier. Au final, on arrive à la tente avec une biche tuée par sir Galerus. Le soir venu, tout est prêt. Nous accueillons le roi, sa dame la reine Angarad et le prince Cynon ainsi que leur escorte. Je vante les qualités martiales du prince Cymon et le roi fait remarquer que ses chevaliers et son héritier ne sont pas à la hauteur, raison pour laquelle il l’a confié à sir Cluduan de Wells.
Le roi apprécie notre modeste invitation. Il en profite pour nous informer qu’il est d’accord pour faire du roi Uther Pendragon le haut-roi si, nous faisons une « petite » mission pour lui.
Ses gens se font tuer près des marais à quelques lieues au NO de Wells et, il a envoyé des hommes pour tuer la bête mais, ils ne sont toujours pas revenus au bout d’un mois et demi. Nous acceptons. Le reste de la soirée se passe très bien. Le lendemain matin, nous nous préparons pour aller aux marais. Les écuyers démontent la tente de sir Galerus qui la laisse sous la surveillance des servants.
Nous partons à Wells le fief de sir Cluduan. Sur place, nous apprenons que lui et son écuyer (le prince héritier Mael) sont partis dans les marais. Nous prenons des barques et nous avons dans les marais quand sir Calvidus qui est à l’avant se fait attaquer par une espèce de têtard géant (NB: un sauteur embusqué). La technique de la créature est de foncer sur nous, bondir hors de l’eau et porter une attaque éclaire en passant puis, faire demi-tour et recommencer. Après quelques échanges, le monstre part. Nous décidons de retourner sur la terre ferme et de rejoindre le village à pied. Arrivé au village de la "tour blanche", nous voyons une tour en ruine (sans doute à l'origine du nom du village) et des gens miséreux. Ils ont enfermé une sorcière qu’ils accusent d’être responsable de leur malheur (elle a une cinquantaine d’année alors que "l’ancien" Dwai a à peine 35 ans. Ils nous confirment qu’un groupe d’homme armé est bien passés par là mais, ils ne les ont jamais vus ressortir des marais. Nous faisons libérer la sorcière Astrid qui nous accompagne dans les marais. Au bout de 2-3 heures, nous arrivons à la limite de la zone submersible. On voit sur place une cabane pourrie et au ¾ immergé. Quand nous allons dedans, nous trouvons une dizaine d’œufs (de la taille d’un œuf d’autruche) avec à l’intérieur une espèce de têtard. Nous comprenons que ceux sont ces œufs qui deviennent la créature qui a attaqué sir Calvidus. Je décide de garder un œuf et nous détruisons les autres. Nous continuons à fouiller à la recherche de nouvel indice. Nous finissons par trouver 2 corps à moitié dévorés. Grâce aux armoiries, on sait que c’est sir Cluduan et à côté son écuyer le prince Mael. Nous décidons de retourner au village pour y déposer les corps.
Une fois au village, toujours accompagnée d’Astrid, nous prenons de quoi faire du feu pour la nuit et retournons là où étaient les œufs et les corps. Au crépuscule, alors que nous sommes tous en cercle dos au feu et bouclier à la main (même nos écuyers) nous apercevons une forme humanoïde difforme de haute taille venir depuis les profondeurs des marais. Outre son odeur repoussante, son corps est recouvert en grande partie d'œufs, même son visage. Des créatures à l'état de têtards grandissent accrochées à sa chair boursoufflée, comme des œufs d'insectes dans des nids alvéolés. Elle nous parle dans une langue incompréhensible puis, nous pointe du doigt. Alors, en s’approchant de nous, l’eau se met à frémir et plusieurs "têtard" nous attaquent nous arrivons à en tuer 2 quand le monstre commence à attaquer sir Césaire. Alors que ce dernier veut l’affront seul, je décide de l’aider (j’ai cru qu’il serait très dur à tuer). Il est rapidement tué. Les quelques "têtards" encore vivants fuient. Au petit matin, nous retournons au village.
Une fois au village, nous les informons que le monstre a été tué, nous ramenons le corps de sir Cluduan chez lui et, le corps du prince à son père.
Le roi, nous informe qu’il accepte de soutenir Uther Pendragon comme haut roi, que le mariage avec damoiselle Jenna va être impossible car, le prince Cynon (devenu l’héritier) est déjà promis à une fille du Dorset mais, il accepte d’ouvrir une route commerciale entre Somerset et Salisbury. Et, pour nous remercier d’avoir rapporté son fils, il offre à chaque chevalier un chargeur avec une robe unique.
Nous assistons aux funérailles princières.
Quelques jours plus tard, nous rentrons à Sarum avec la sorcière Astrid qui vivra sur mes terres de Laverstock gérées par mon beau-frère sir Harvis et contons notre voyage à notre comte Rodérick.


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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar garou » 22 Juin 2015, 01:01

Septembre 486

Faisant une patrouille au nord de mon manoir de Pitton, un messager arrive à ma rencontre. Il vient de Grately.
Un groupe d’homme avec des prisonniers arrivent d’Armorique et vont en direction de Sarum. Ils désirent voir sir Aurèle Césaire et sir Calvidus Dimitrius. Je demande au messager de bien vouloir prévenir mon épouse au manoir que je pars pour Sarum.
Je me dirige directement chez sir Césaire et lui explique la raison de ma présence puis, nous allons chez sir Dimitrius. De là, nous partons pour Sarum.
Quelques minutes après notre arrivé, les Armoricains arrivent. Il y a parmi eux, Cléophas, Sir Morvan, quelques gardes et 3 prisonniers. Sir Morvan nous apprend que damoiselle Camélia, damoiselle Avita et damoiselle Jilia ont été kidnappées sur la plage de Brignogan et que les trois brigands font partis de la bande de voleur.
Les deux frères décident de soumettre à la question les criminels dans la forge seigneuriale. Pendant ce temps-là, j’essaie d’informer le comte Rodérick sur les événements en cours dans sa cité. Sans succès. Le forgeron, quant à lui, il y arrive. Cela m’agace un peu. Je me mets à la hauteur de mon seigneur et lui emboite le pas afin de lui expliquer la situation alors que nous nous dirigeons d’un pas rapide à la forge. Sur le lieu, l’interrogatoire avance peu mais, nous apprenons qu’ils ont été payés pour faire ces enlèvements. Sir Dimitrius questionne Cléophas sur les raisons de sa présent au moment de l’enlèvement ses explications ne le satisfont pas.
Après le questionnement, et avec l’accord de notre seigneur sir Césaire et son cousin sir Decmus Vorenus, sir Dimitrius, sir Galerus Asclepiodotus de Sorviodunum et moi-même accompagné des Armoricains et des prisonniers, nous prenons la direction de la mer. Sur le trajet, l’un des prisonniers est tué par sir Dimitrius. A Venta(Winchester/camelot), nous constatons que le fortin est tenu par les saxons. J’informe la ville Clausentum(Hantonne) près de laquelle on passe. Les gardes à l’entrée me remercient puis, je rejoins les autres pour appareiller hors de la ville sur le navire de Morvan. Sur le bateau, sir Dimitrius questionne encore Cléophas sur les mêmes points sans plus de résultat. Nous apprenons par les bandits que leur butin devait être remis au commanditaire à Alet,près de Segisama briga (cézembre) La 1ére semaine jusqu’à Brignogan se passe bien et la 2éme jusqu’à la côte du Pagus aletis également.
La région est déserte. Arrivés à la ville, nous constatons qu’elle a été désertée. Nous nous éloignons les uns, les autres pour couvrir une plus grande surface de recherche. Nous arrivons au cœur de la ville et là, nous voyons un gros édifice au milieu d’une place. Une personne vient d’entrer. Après quelques réflexions, nous la suivons l’épée à la main. En haut des escaliers, nous tombons sur 2 personnes; damoiselle Jilia au chevet de Marec'h !!!
Sir Césaire est à 2 doigts de l’occire sans formalité alors que l’homme est allongé et visiblement blessé. Damoiselle Jilia s’interpose. Après quelque échange verbaux, nous apprenons que le commanditaire des kidnappings est bien Yann Marec'h. Qu’il avait prévu ainsi de forcer la main des 2 frères pour qu’il obtiennne un jugement juste et équitable mais, au moment où il devait récupérer les 3 damoiselles, les mercenaires saxons avaient changé d’avis et décidé de garder leur butin. Alors, Yann Marec’h a tenté de les sauver au péril de sa vie. Il aurait tué 3 ennemis. Hélas, il n’a pu libérer qu’une seule sœur. Nous apprenons également que Cléophas était son complice et, qu’en plus les 5 livres qui lui avaient été confié par sir Dimitrius ont financé en partie les kidnappings. Les 2 damoiselles encore en détresse ont été emmenées en Frise. Le chef des brigands s’appelle Béomart. Marec'h nous demande de nous aider à sauver les sœurs et en échange, on devra plaider sa cause pour qu’il ait un jugement équitable. Taranis et Manaman mac lyr nous sont favorables. Nous ne mettons que 2 semaines pour arriver en terre de Frise. Durant le trajet sir Césaire a tenté de raisonner sa sœur sur l’intérêt qu’elle porte à Yann Marec’h. Il l’a même giflé. Ce qui a fortement déplu à Marec’h même s’il n’a pas pipé mot.
Marec’h nous conseille de ne pas prendre nos chevaux parce qu’ici ils sont rares et, il ne faut pas que l’on se fasse trop remarquer car, nous sommes en territoire ennemi. Nous décidons tout de même de les prendre. Nous pourrons fuir vite quand nous sauverons les sœurs. Marec’h, sir Morvan et les 4 autres chevaliers posent les pieds sur la région qui est légèrement vallonnée. Après plusieurs lieues nous voyons une masure en nous approchant, un homme apparaît en haut d’une dune son arc est bandé sur moi (je suis en tête de file) et 3 flèches sont fichées au sol. Je descends de mon cheval bouclier en main, je ne dégaine pas mon épée et m’approche de lui. A 20 pas, il me dit de m’arrêter. Après quelque échange verbaux entre l’homme et nous, nous lui disons entres autres que nous ne lui voulons pas de mal et que nous sommes à la recherche de 2 damoiselles kidnappées par Béomart. Il se nomme Oswald, il fait un signe en direction de la maison et, on voit une silhouette descendre du toit. Une fois dans la masure, on s’aperçoit que la jeune femme a une forte ressemblance avec sir Asclepiodotus de Sorviodunum. Il s’avère que c’est Flavia, sa sœur cadette disparue en 481. Notre hôte se présente comme étant Oswald petit-fils du roi de Frise Finn, déchu de ses droits. Sir Galerus donne son pédigrée (descendant d’Apollon) et moi enfant des dieux. Nos hôtes nous racontent comment Oswald a sauvé Flavia et sa mère Octavia . Leur mère est enterrée derrière la demeure depuis 2ans. Les Asclepiodotus de Sorviodunum vont s'y recueillir. Oswald se propose de nous aider à libérer les captives car il sait où se réfugie Béomart. Il nous apprend également que parmi la population, il a des partisans Frisons qui seront prêt à l’aider. Il faudra lui laisser une heure pour qu’il les mobilise. Nous acceptons tous. Les effets personnels des époux et de dame Flavia sont mis à l’abri sur le navire. Nous établissons le plan d’attaque et je lancerais l’assaut. Sir Morvan avec une 50aine de paysans ouvriront une brèche à l’arrière de la fortification et brûleront entre autre les écuries pour semer le trouble et, tous les autres dont 150 paysans passeront par l’entrée principale. Mes ordres sont parfaitement coordonnés ce qui permet d’arracher rapidement les portes. Une bataille fait rapidement rage durant laquelle je tombe sur les coups d’un puissant ennemi. Mes compagnons s’en sortent mieux et pénètrent dans le fortin. Sir Calvidus monte à l’échelle et arrive par une imitation à se faire passer pour l’un de nos ennemis ce qui fait que ces derniers ouvrent la trappe. Sir Calvidus en profite pour porter un coup puis place son épée pour que la trappe ne puisse plus être fermé. Dans le même temps, sir Galerus transperce d’un carreau le blessé qui est tué sur le coup. Les sauveurs arrivent à l’étage et engagent le combat contre les hommes présents. Oswald s’occupe de Etherem. les combats sont épiques à l’extérieur aussi, bien que, les hommes d’armes ont l’avantage. Tous les ennemis de la tour sont vaincus. Sir Galerus tue le berserker avant qu’il entre en rage et récupère la couronne que portait Wilfrith. Les damoiselles sont à l’étage supérieur saines et sauves. Nous nous replions tous. Les blessés comme moi, sont aidés dans leur retraite. Sir Galerus pose la couronne sur la tête d’Oswald et là, 2 créatures jaillissent de la mer. Les Hamarrtrolls, en tous points identiques (liés à la couronne de Finn, don de Forseti) élsólar bǫl et hvélsveg himins qui facilitent la retraite vers la plage. Nous allons tous à l’embarcadère et prenons le voilier le plus rapide et qui est également le plus grand. Le navire de Morvan est là. Marec’h se fait gifler plusieurs fois par Avita (cela a l’air d’être plus par principe que par conviction). Le navire de Sir Morvan repart qu’avec son seigneur et ses hommes en Armorique afin d’informer le comte Guyomarc'h de Léon que nous avons retrouvé Marec’h et qu’il doit avoir un jugement équitable. Notre navire prend la direction de la Bretagne plus précisément vers Salisbury, nous longeons les côtes de Dorset et remontons la rivière Avon. Comme nous sommes sur un navire saxon, je vais sur la terre ferme prévenir le comte Rodérick pour éviter toute attaque intempestive du navire et, que Marec’h est avec nous.
Notre seigneur est ravi d’accueillir ces nouveaux arrivants, d'autant plus qu'Oswald est le descendant d’un roi . Le comte lui confie les terres de Grovely à l’ouest de Sarum. Nous repartons en Armorique pour le nouveau jugement de Marec’h. Ce dernier à peine voit-il Sir Alan de Rohan, le banneret de Landerneau, qu’il l’insulte lui et sa devise. La liste des méfaits de Marec’h lui est listé. Il demande le jugement de dieu. Sir Alan est son "bourreau" et champion au service de la bonne cause, au nom de Dieu et du Comte guyomarc'h de Léon. Sir Calvidus et moi-même pariont sur la victoire de Marec’h contre cet autre seigneur. Dieu a parlé; Marec’h redevient sir Marec’h, Sir Alan est mort. Sir Marec’h est restitué dans ses droits et ses titres. Il devient le nouveau banneret de Landerneau. La 1ère chose qu’il fait c’est brûler la devise. Les sœurs de sir Auréle se font courtiser damoiselle Jilia par sir Marec’h et sir Morvan a demandé la main de Damoiselle Avita. Sir Marec’h pour nous remercier nous donne à chacun l’emplacement d’une cache à trésor.

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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar YoungSun » 23 Juin 2015, 15:09

Hiver 486-Printemps 487
Qu'il est bon de retrouver sa famille.
Cette année, la Providence aura béni les Asclépiodotus de Sa bienveillance. Notre famille au complet pour la veillée de Noël.
Flavia est de nouveau parmi nous, Mère n'est plus mais un autre membre nous a rejoint : Oswald.
Cela n'a pas été facile d'accepter que Flavia soit son épouse à présent, ma petite princesse épousant un germain. Mais il l'a sauvé ainsi que Mère, leur évitant probablement la pire des souillures, et il l'aime, je pense que je suis heureux qu'il soit là maintenant pour la protéger ce descendant de roi frison couronné des mains d'un descendant d'Empereur.
C'est avec une grande tristesse que j'appris que mon très cher ami Sire Calvidus Dimitrius a sombré dans la démence et parcourt les bois l'air hagard.
L'hiver se passa bien, aucune maladie de mes gens qui semblent vivre plutôt correctement et à mesure que les jours se passent, je prends de plus en plus conscience de la tâche qui nous incombent, nous les derniers Asclopiodotus de l'île, du moins à ma connaissance. Aussi quand j'ai appris que des rumeurs circulaient sur des amitiés de Gella avec un palefrenierr ma première réaction fut de l'envoyer au couvent pour parfaire son instruction en attendant que j'en apprenne plus sur le palefrenier en question et surtout sur sa famille.
La cour d'Uther à Sarum nous occupe et nous distrait de la routine hivernale. Tous se sentent hors d'attente de la menace saxonne et profite d'un hiver bienheureux, bien que dispendieux pour le Comte Rodérick.
Au cours de la saison, le Roi Uther nous convia tous à une somptueuse réception au cours de laquelle il nous remarqua et nous félicita publiquement de nos actions. Que d'honneur pour notre compagnie et quelle fierté que d'être ainsi reconnus devant nos pairs et chez nous de surcroît. De plus, notre roi sembla également très apprécier Trénia mais avec sa réputation, je n’encourageais pas cette dernière afin de préserver au moins une chance à bon bonheur. Le « Sire » Oswald a également fait forte sensation, tira fort profit des paroles du roi et termina la soirée admiré par ceux qui se méfiaient de lui.
Nous avons pu faire la connaissance du Praetor Syagrius venu requérir l’aide d’Uther dans le but de combattre les francs qui avaient dévasté ses terres. Il semble calme et posé et si tel n’est pas qu’une façade, il serait un bon parti pour Trénia.
Au cours de la soirée, le Prince Madoc a offert à son père un somptueux trésor de guerre confisqué aux saxons et nous présente la bannière du roi saxon Sigebyrtht de Limenwara. Uther, généreux, distribuait ce trésor sans compter au grand plaisir de tout un chacun.
A ce moment, Merlin que personne n’a plus vu depuis quelques temps nous fait le plaisir de sa présence. Il nous remercia pour l’aide que mes compagnons lui a apporté un jour et demanda à Rodérick de bien nous préserver car l’avenir de la Bretagne pourrait changer par nos actions, ce qui ne fait qu’accroitre notre prestige aux yeux des participants.
Après cela, il offre à Uther une épée d’une magnificence incomparable, Excalibur. Décrire cette épée est au-delà de mes mots car elle est la Lame parmi les lames, elle est porteuse d’une lumière sacré et la voir me remplit le cœur d’un élan indicible.
Charmé par cette lame, Uther annonce notre départ pour Lindsey dès la fonte des neiges afin de convaincre son « ami » le duc de le rejoindre dans sa réunification de la Bretagne sous sa bannière.
Ses désirs étant des ordres, dès l’arrivée des beaux jours, nous nous sommes mis en chemin et arrivons rapidement dans le duché de Lindsey.
Notre arrivée n’a pas été agréable pour le duc de Lindsey mais son opinion changea lorsque Uther lui présenta la lame ultime et donc sans qu’il n’y ait eu effusion de sang, le duc de Lindsey jura allégeance à ce dernier.
Maintenant que son royaume est mieux sécurisé grâce au nouveau soutien de Lindsey, Uther décide de répondre favorablement à la demande de Syagrius. Il fut donc décidé que sire Oswald mènerai des attaques maritimes grâce à ses navires pendant que nous ainsi que d’autres conduirons nos attaques à terre sur le continent.
Devant ce besoin en combattants, j’ai proposé au Praetor Syagrius d’aller recruter avec mes amis des descendants de la XXème Légion dont je connaissais la position approximative au nord, ce dernier accepte et nous donne rendez-vous dans trois mois.
Pendant les préparatifs du départ, j’ai eu l’occasion de parler au conseiller Merlin qui m’apprend plusieurs choses. Les descendants de la XXème Valeria Victrix se trouvent actuellement à la Villa Lucana et m’indique par la même occasion, les instruments de pouvoir de Marcus Septimus comme étant l’étendard de la XXème Valeria Victrix et son pavois. Et lorsque je lui demande un conseil pour trouver la future mère de mes enfants, ce dernier me fait savoir que ma promise se trouve près du mur d’Hadrien, qu’elle porte le nom d’Honoria et est la sœur de l’empereur Valentinien III. La dame a été mise en dormance et attend son réveil.
C’est donc le cœur léger, confiants dans notre réussite avec enfin la possibilité de consolider notre famille avec du sang impériale que nous nous mettons en chemin vers le Mur d’Hadrien.

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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar YoungSun » 24 Juin 2015, 00:25

Sur le trajet, j’ai décidé de mettre mes amis dans la confidence, car bien que notre quête première consiste à recruter de bons combattants pour combattre les francs, la proximité du Mur m’incite à me lancer dans ma quête de la restauration de notre famille mais cela ne saurait être fait sans perturber notre mission si je n’ai pas leur aide. Je leur ai donc fait la requête en précisant bien que nous ne passerions pas à coté de notre mission et les mettant dans la confidence quant à l’histoire des Asclépiodotus et notre respectabilité.
Je leur laissais donc le temps de méditer sur la question et de me répondre ultérieurement.
Notre séjour jusqu’à la Villa Luciana se passa sans incident majeur. A notre arrivé, la villa est en proie à une révolte d’esclave aussi avons nous dû intervenir pour épargner toute perte de vie inutile.
Le seigneur Flavius Lucius senior nous accueille dans sa villa et nous présenta ses enfants,Flavius Lucius junior et la charmante demoiselle Lavinia. La villa est ce qui reste d’une garnison laissée par la XXème et leurs voisins sont deux anciens fédérés alamans et leurs hommes. Hincmar, qui a adopté la foi chrétienne et Ulfila n’a adopté que l’accoutrement romain. Lorsque je m’enquiers de la bannière de la XXème, Lucius montra un bosquet non loin et dit qu’elle y est et que le bosquet était maudit.
Nous apprenons que la région est très isolée et que les lois ne sont pas toutes appliquées car ignorées. Nous leur apprenons donc que l’esclavage n’est plus en vigueur depuis que le christianisme a été proclamé religion d’état et que par voie de conséquence la révolte des esclaves n’a pas lieu d’être puisqu’il n’y a plus d’esclave.
Nous avons donc convoqué les différents protagonistes dans ma tente afin de garantir un terrain neutre et présentons les choses à l’assemblée. La fin de la révolte sans raison dorénavant est acceptée de part et d’autre sans représailles ultérieures et les festivités sont de rigueur.
Les anciens esclaves partent annoncer la bonne nouvelle à leurs compagnons pendant que nous invitons les différentes parties à se joindre à notre combat contre les francs. Ils acceptent de bon cœur le combat et les alamans se congratulent à coups de breuvages alcoolisés.
Ce fût donc fortement pris au dépourvu que Hincmar est massacré par une créature hors du commun alors qu’il se soulageait avec sire Galardon (hum hum). Ce dernier donna l’alarme immédiatement et se lance derrière elle, alors que nous les poursuivons jusqu’au milieu du bosquet maudit. Le monstre nous attendait sur les marches de l’unique bâtiment, un temple en ruine à la gloire de Diane, la chasseresse.
Il mesure plus de cinq coudées de haut, aussi large qu’un ours enragé et lorsque nous avons fini par rattraper sire Galardon, elle regarda sire Decmus avec fureur (rétrospectivement, je ne lui donne pas tort) puis semble baragouiner des sons incompréhensibles.
Les alamans qui nous ont suivis s’enfuient et seuls leurs guerriers enragés restèrent, béats d'admiration devant ce monstre. Sire Galardon et sire Decmus tentèrent de la comprendre, mais la créature en profita pour attaquer vicieusement sire Galardon dans sa charge, le blessant gravement. Mon compagnons d’armes mis à terre, je me lançais en avant pour punir cette engeance de l’innommable et la repoussais avec la fureur du juste tailladant son énorme torse de morsures d’Ensis alors que sire Decmus opérait des pas de danse autour de nous.
Pendant ce temps, sire Aurèle qui a entendu des psalmodies venant du temple romain contourne le lieu du combat et fonce vers leur origine. Il y trouva un individu en train de pratiquer des arts occultes au-dessus d’un homme endormi sur un autel. N’écoutant que son courage, il met fin aux exactions du sorcier (en le frappant dans le dos). A cet instant précis, la créature qui a subi de larges entailles titube sur ses jambes et disparait dans un nuage de fumée.
Alors que je me précipitais sur Galardon, Aurèle ressort du temple avec la tête du sorcier pendant que son écuyer tirait le corps inanimé de l’infortunée victime. Les guerriers alamans reconnaissent Aldric, le fils d’Hincmar et le ramènent à leur campement.
J’envoie donc mon écuyer chercher du secours pour Galardon et après m’être assurer de son état, je rentre dans le temple pour ne trouver que quelques fresques mais rien de remarquable. La nuit n’aidant pas les recherches, nous rentrons à la villa pour nous soigner et mettre les choses au point vu les changements survenus dans la soirée.
A notre retour, damoiselle Lavina nous soigna bien, mais Galardon, plus sévèrement touché que nous autres, reste inconscient mais les évènements ne lui laissent pas le temps de reprendre ses esprits.
Aldric, une fois éveillé, demanda à nous rencontrer autour d’une table de négociation mais demanda a ce que nous ne soyons pas armés. Il semblerait que nos prouesses guerrières lui ont été rapportées par ses guerriers fauves et elles semblent flatteuses au vue de leurs réactions. La situation a changé car Aldric, bien que fils d’Hincmar ne partage aucunement ses croyances religieuses. La lumière du christ ne l’a pas encore atteint. Ce jeune fougueux étalon ne désire pas garder des chrétiens dans son clan, et en l’état, la stabilité dans la région est fortement menacée ; Lucius senior, bien que seigneur du domaine n’a pas les hommes qu’il faut pour défendre ses terres. Aussi lorsque le mariage entre Aldric et Lavinia est évoqué, la solution nous apparait évidente. Le mariage aura lieu, les chrétiens partiront pour la villa Luciana sans risque et les promesses d’Hincmar maintenues. Décision est donc prise, nous repartons à la villa pour aviser damoiselle Lavinia de son futur mariage.
Suite à cette journée d’intense activité, nous tombons tous dans un sommeil presque surnaturel et lorsque nous ouvrons l’œil, le soleil est déjà haut dans le ciel. Sitôt éveillé, nous nous mettons en chemin, Aurèle et moi, pour aller à la rencontre des réfugiés chrétiens, laissant Galardon au soin de Decmus. Nous trouvons aisément le groupe essentiellement composé de femmes et d’enfants menés par le père Colius et les aidons à venir s’installer à la villa Luciana.
Le père Colius semble très au fait de la présence de la XXème et m’indique qu’une autre garnison se trouve sur le Mur,à deux jours d’ici, à Camboglanna et surement plus loin encore. Une fois arrivés à la villa, nous sommes surpris par l’accueil de Galardon, remis sur pied par une vieille guérisseuse du nom de Matilda. Cette curieuse femme nous met en garde contre un ennemi puissant qui nous attaquera cette nuit mais nous n’y prêtons pas garde et pendant que le père Colius prépare le corps d’Hincmar afin de lui donner une sépulture chrétienne ce soir, nous sommes partis examiner l’autel de Diane dans l’antique temple romain. Une surprise nous attend, bien que le reste du corps du sorcier git encore par terre, l’autel a été déplacé et une cache a été ouverte ou seuls quelques colifichets antiques résident encore, mais les marques d’un buccin désormais disparu sont visibles. Nous cherchions des indices mais ne trouvons pas d’autres traces hormis celles laissées la veille par notre passage. C’est ainsi que l’écuyer d’Aurèle vient nous rappeler pour la mise en bière d’Hincmar, mais Decmus semble être déjà reparti bien avant nous.
Après la cérémonie, Matilda revient à la charge pour nous prévenir d’une attaque et de guerre lasse et aussi pour ménager les susceptibilités de chacun, nous acceptons son colifichet porte bonheur et organisons un tour de garde pour la nuit.
Aurèle me réveille au milieu de la nuit, il se passe quelque chose d’inhabituel, nos écuyers sont plongés dans un profond sommeil et nous seuls sommes éveillés. La villa semble tranquille, nous décidons donc de sortir vérifier à l’extérieur des murs et discernons pas moins de 30 spectres dans le camp d’Ulfila passant de dormeur à dormeur pour les tuer. Le désespoir me submergea car ayant déjà rencontré une âme en peine lorsque nous avons récupéré Crocéa Mors, je sais qu’on ne peut pas les chasser à coup d’épée mais je remarque néanmoins qu’ils portent l’insigne de la XXème, aussi levant Ensis, je me présentais à eux en tant qu’Asclépiodotus et porteur de la lame miséricordieuse et exigea qu’ils s’arrêtent. Ce fut une exigence vaine, car l’un d’eux venait au devant de moi et me dit qu’ils sont dans l’incapacité de s’arrêter, leur malédiction exige d’eux qu’ils tuent tous les vivants jusqu’à ce qu’ils aient pu expurger le monde de la descendance mâle d’un jeune soldat qui a ouvert les portes de la garnison au saxon, causant la mort dans leur sommeil des hommes laissés ici. D’après le spectre, seul le soldat a survécu.
Devant cette situation, nous sommes confrontés à un choix cornélien car nous avons bien compris que Lucius et son fils sont les descendants en question, mais ils sont innocents des crimes de leur ancêtre. De l’autre côté, les spectres continuent leurs œuvres macabres sans que nous puissions intervenir et des centaines de vie innocentes sont en jeu. Alors pour que d’autres puissent vivre, nous sacrifions Lucius et son fils afin de sauver Lavina, des centaines de paysans et les deux camps alamans venus ici. Le spectre leur ôte la vie sans douleur mais nos âmes ont saigné d’avoir eu à faire de choix. Quand Lucius junior expira son dernier souffle, les spectres avant de disparaitre m’enjoignent de rejoindre Camboglanna et me montre la direction ou partent les buccins : le Sud.
Le cœur lourd, nous les habillons de leur tenu de fer, réveillons tout le monde racontons qu’ils ont succombés au combat contre les spectres afin de préserver leur vie. Ce n’était pas si loin de la vérité au fond, ainsi leur honneur n’est pas atteint par les crimes du passé toute en gardant le mérite d’un sacrifice adéquat bien qu’involontaire.
Nous réunissons les meneurs et constatons l’absence d’Ulfila et ses gardes du corps alors que son campement compte une vingtaine de morts suites au attaques des spectres. J’essaie de négocier la liberté de Lavinia de choisir son époux, au nom du sacrifice des mâles de sa famille mais celle-ci produit contre toute attente un document attestant de son mariage avec Decmus. Devant cette trahison, je me lève de table et m’efforce d’éteindre la fureur en moi. Decmus confirme ce mariage sans le moindre repenti, aussi Aurèle et moi quittons la table car le déshonneur a trouvé racine parmi les nôtres. Aldric apprend que la famille est maudite aussi il ne s’engage pas plus dans une vengeance vaine mais ne désire plus avoir affaire avec nous.
Sitôt sortis de la table de négociation, nous décidons de partir recruter plus loin, à Camboglanna puisque nos recrues locales mettent fin aux bonnes relations. Aurèle demande à son cousin de se préparer au départ mais Decmus, après avoir trahis notre confiance, refuse et décide de rester sur place avec sa nouvelle épouse. Nous décidons de ne pas courir après les buccins qui ont probablement été pris par Ulfila et ses hommes, ils sont montés et connaissent bien mieux la région que nous. Nous partons donc sans Decmus vers Camboglanna.
Sur le chemin, nous avons pu retrouver un document dans un monastère pouvant prouver l’élévation de Marcus Septimus au trône impérial ainsi que son passage au mur d’Hadrien, je me dépêchais donc de demander une copie du texte, on ne sait jamais, toute preuve est bonne à garder.
Au bout du deuxième jour nous arrivons aux terres de la Baronne Maud de Gilsland dite "la Dame des Vallées". Ses équites nous reçoivent cordialement et nous laissent passer dès que nous leur signalons notre désir de rejoindre la garnison, le préfet Marcus Blecca semble jouir d’une bonne estime de la baronne. Devant la garnison, j’ai encore dû faire montre d’Ensis et de nouveau proclamer de l’ascendance de Marcus pour être enfin reçu par le préfet, ce dernier sceptique quant à mon identité me demande de prouver celle-ci en allant réveiller la princesse Honoria dans un lieu dont il avait la garde, ce que j’acceptais avec la certitude que mon destin m’y appelle depuis le jour de ma naissance. Il nous accompagne et nous laisse avec un cor pour les rappeler en cas de réussite. La grotte de l’épreuve était gardée par deux énormes statues de centurions et ceux-ci s’activent dès notre approche. Je hurle dans leur direction mon identité et mon intention de réveiller la princesse Honoria tout en leur montrant l’insigne du pouvoir, ils me laissent passer mais courent après mes amis qui les distancent, non sans mal.
Je m’engage dans l’entrée sombre et arrive sur une coupe censé récupérer mon sang, je me plie à la tâche et quand la coupe est rempli de mon sang, le mur disparait et les torches s’illuminent pour me guider jusqu'à une salle ou je peux enfin voir à travers une prison d’ambre celle qui dort depuis des années attendant mon arrivée pour la délivrer. J’imprime de mon sang ce cocon qui réagit aussi en suintant doucement laissant une jeune femme d’une beauté sans égale sans mes bras. Son corps chaud, ses battements de cœur met mon être en émoi. Ses lèvres appellent les miennes et avant de m’en rendre compte, elles se sont unies dans la plus tendre des caresses que seule une mère peut poser sur le front de son enfançon. Elle ouvre les yeux et je mon cœur manque un battement, elle me parle, un autre battement, je réponds je ne sais quoi mais sûrement des paroles sans beauté puisque Beauté est là sous mes yeux et nulle part ailleurs. La grotte tremble, me ramène à la réalité nous courons pour sortir avant qu’elle ne s’effondre. Honoria ne tient pas le rythme, je la prend dans mes bras… ahhh saleté de tremblement… je cours aussi vite que possible et nous voilà à l’air libre. Je la regarde, mon cœur flanche, est-ce dû à l’effort, je ne crois pas. Je sonne du cor pour rappeler les légionnaires et mes amis dispersés. Quand ils furent à nos côtés, Honoria montre des signes d’inquiétude, je la mets au courant des changements dans l’empire depuis sa mise en dormance mais le choc est encore trop brutal, il lui faudra du temps mais je serai là pour elle.
Blecca arrive, surpris de nous voir mais semble content, ils nous ramènent à la garnison, en tant qu’invités prestigieux et non plus comme des gens suspects et preuve de confiance, il nous montre enfin la bannière de la XXème Valéria Victrix.
Honoria se repose, je vais avoir des cours d’histoire à dispenser à ma nouvelle étudiante.

50 points de gloire pour Sire Galerus (Sire Galardon me l'a fait remarqué,un oubli du MJ?Impossible, il a une mémoire infaillible... :lol: )
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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar bret » 13 Août 2015, 15:25

la Belle saison , en Cumbrie (nord de la Bretagne), en 487.Sur les terres de Westgate...

Sire Decmus, le nouveau seigneur du Domaine Lucianus, monté sur son chargeur effectue une patrouille à la limite de ses terres...

"Ah!quelle terre magnifique!tout à l'image de ma bien aimée, accueillante et féconde!Dommage qu'elle n'a pu avoir le mariage qu'elle méritait.Tout celà à cause de ces palabres incessantes entre ces barbares et mes anciens compagnons.Qu'ils aillent tous au Diable, tous autant qu'ils sont.Je n'ai pas besoin d'eux, je saurai me débrouiller seul."

une heure avant le coucher du soleil, quelque part à la limite des frontières à l'est du fief, Sire Decmus qui est sur le point de rentrer ,aperçoit quelque chose...
(Sire Decmus, se parlant à lui-même pour se donner du courage:)
"Qu'est-ce donc? il m'a semblé apercevoir un éclat métallique! rapprochons nous discrétement..."
quelques centaines de mètres plus loin, au delà d'une colline,une "horde de barbares"est en marche et semble prendre la direction de l'est menant vers les terres des lètes alamans...Apeuré Sire Decmus fait marche arrière à grands pas, saute à cheval et part au triple galop vers sa villa,prévenir son épouse et ses gens...

"Bon sang! Que Dieu nous protège, une invasion barbare...(sic)"
"Les catastrophes naturelles nous enseignent l'humilité,la compassion,le courage et la persévérance.Celà mis à part,elles n'ont aucune utilité et je préfèrais m'en passer".
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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar garou » 02 Sep 2015, 22:38

Sir Galerus nous annonce le lendemain son mariage avec Honoria. Nous apprenons également qu’une troupe d’environ un millier de soldats Angles venant de l’Est se dirigent vers nous à l’Ouest. Ils sont à 2 jours. En plus, le chancelier Varro a disparu avec les richesses de Camboglanna. Tout est fait pour renforcer au maximum les défenses, la population est mise à l’abri et la Baronne Maud de Gilsland est prévenu de la situation. Nous enquêtons afin de retrouver sa trace. Il est parti en direction de l’Est avec un groupe de marchand. Avec l’aide d’un éclaireur de la XXe nous retrouvons la trace de son chariot qui finit par bifurquer des autres. Son chariot a été détruit, le bœuf tué, mais plus de trésor ni de chancelier.
Nous trouvons 6 paires de pas qui semblent venir puis, repartir plus charger qu’à l’aller. Nous passons la nuit à la belle étoile.
Malheureusement, le lendemain, nous nous apercevons que nous avons suivi une mauvaise piste. Nous "tombons" sur les marchands qui été avec Varro. Nous les prévenons de l’approche de l’armée Angle. Ils nous remercient et repartent de plus belle. Constatant que nous sommes trop au Sud, nous remontons vers le Nord et finissons par retrouver la piste. Le soir venu, du sommet d’une colline nous voyons énormément de feu de camp. Il ne fait aucun doute que le chancelier est quelque part dans ce camp. Il est trop tard pour le récupérer. Nous estimons qu’effectivement ils sont environs un millier. Nous partons nous installer plus loin et bien sûr, nous ne faisons pas de feu. Le lendemain, nous prenons le chemin du retour.
Des hurlements de loups se font entendre en plein jour (cela nous parait très suspect). Doute confirmé quand nous voyons des Angles nous poursuivre à pied et pire, ils arrivent à tenir la distance alors que nous sommes à cheval!!! Après plusieurs heures, ils finissent par lâcher prise. Dans la matinée suivante, nous nous retrouvons un peu au Sud de Camboglanna. Nous pouvons donc, malgré tout, confirmer le nombre d’hommes d’armes en marche et qu’ils vont sur nous. Nous nous attendons à les voir arriver dans un jour ou deux.
Sir Galerus, décide de se marier le lendemain car, il n’y pas de meilleur jour que le dimanche. Il investit plusieurs livres (sterling) pour le rendre plus festif et apporter du réconfort avant la confrontation avec les envahisseurs. Je fais un poème en l’honneur des jeunes mariés que je récite en 1er en Kymrique puis en latin. Bien que les félicitations soient pas retentissante, je suis ravis d’avoir émut Dame Honoria Asclepiodotus de Sorviodunum. Sir Auréle quand à lui, il offre un magnifique bouquet de fleur à la mariée qui l’émerveille et il fait une composition (verbal) qui a elle un effet plus mitigée. Le mariage se passe très bien.
Le lendemain, nous voyons de la fumée au loin. Il semblerait que ce soit au monastère.
Le 2e jour après le mariage nous assistons à l’installation d’un campement. Ceux sont les Angles que nous avions remarqués quelques jours plus tôt. Evidemment, ils sont hors de portée de tir. Un petit groupe se dirige vers nous avec à sa tête une femme et derrière attaché le chancelier de Camboglanna. Ils nous ordonnent de nous rendre et de leur donner notre trésor sinon, ils nous tuerons tous. Bien sûr, nous refusons!
Mais, nous les informons que nous sommes ouvert au dialogue et demandons ce qui s’est passé au monastère. De leurs propres bouches, ils n’ont tué personne et brulé que les bâtiments annexes. Les Angles acceptent de faire des pourparlers et, en preuves de bonne foi, ils nous rendent les monastiques. Ils ont été un peu molestés mais rien de grave et, ils confirment les propos des Angles. Une tente ouverte est installée entre les 2 camps. Un groupe de 5 hommes venant des 2 camps se retrouvent sous la tente. Parmi les envahisseurs, il y a le prince Edgar, Edwige la valkyrie avec qui il y a eu les 1eres négociations, 2 gardes avec des peaux de loup sur le dos (comme ceux qui nous ont pourchassés) et le chancelier Brion Varro qui a lui aussi été molesté. De notre côté, il y a le général Galerus asclépiodotus, 2 de ses 200 légionnaires, sir Aurèle Césaire et moi-même (sir Galardon). Je me position de manière à être prêt à agir en cas de complication.
Nous apprenons que le prince est l’un des nombreux fils d’un roi Angle et qu’il est parti pour s’installer ailleurs. La région lui plait bien. Surtout qu’il a entendu parler d’un "trésor" qui serait sur le mur et il le veut. Nous lui affirmons sur notre honneur que le seul trésor qu’il y ait eu est déjà en leur possession grâce au chancelier qui d’après ce dernier cherché à acheter leur migration vers un autre lieu (sans succès). Le prince Edgar ne nous croit pas! La conversation tourne en rond! Cela me soûle alors je remonte sur mon cheval. Au bout d’un moment, l’échange évolue enfin. Le chancelier nous signale l’existence d’écrits qui vont dans ce sens. Le prince Edgar accepte que Brion Varro nous accompagne à Camboglanna mais, sir Aurèle Césaire reste comme "otage". Dans le bureau, nous rassemblons tous les écris liés au "trésor" et le chancelier fait des copies puis nous retournons à la table des négociations avec les documents. De son côté, sir Auréle Cèsaire parle de son lien avec un géant et de terre plus au sud sans protection. La valkyrie s’occupe personnellement du bien être de notre ami.
Après avoir fournie les manuscrits, les Angles décide de partir vers le sud. Et nous, nous retournons au fortin. Suite à des discutions entre sir Aurèle, sir Galérus et le préfet Marcus Blecca, ce dernier devient le vavassal de sir Galérus et il épouse la Baronne Maud de Gilsland et devient ainsi le baron Marcus Blecca.

Young et César, si vous trouvez qu'il manque quelque chose MP moi.
Dernière édition par garou le 16 Sep 2015, 01:20, édité 1 fois au total.
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Re: LA GESTE DES CHEVALIERS

Messagepar garou » 07 Sep 2015, 19:00

Quelques jours plus tard.
Sir Galérus (devenus général Galérus Asclépiodotus) a très envie de partir à la recherche du pavois de la XXe légion. Sir Auréle quand à lui pas du tout. Et moi, avec grand plaisir (on n’a pas tous les jours l’occasion d’aller au nord du mur d’Hadrien et puis, les voyages forment la jeunesse).
Alors, à la majorité et accompagné d’une dizaine de légionnaires, nous repartons au petit matin au nord du mur (toute la région est très vallonnée). Au bout de quelques heures, nous côtoyons enfin un picte. Nous arrivons à nous faire comprendre. Le pavois, cela ne lui parle pas. Des troupes romaines qui seraient passé par là non plus. Des bâtiments romains par contre… Il nous parle d’une tour et indique la direction nord-ouest. Nous le remercions et prenons la direction qu’il nous a montrée. Après 2h, nous voyons la tour se profiler à l’horizon ainsi qu’un groupe d’homme d’arme. Nous nous arrêtons et les attendons. Ils ont des tenues disparates mais en partie romaines. Nous sommes encadrés et escortés jusqu’à la tour. Une fois à l’intérieur du casemate, ??? nous accueille pour ainsi dire à bras ouvert ce qui est agréable dans une région aussi désolée. Il nous confirme que la XXe est bien passée par là et, elle est même montée plus haut encore. Il nous déconseille de poursuivre notre route car, les territoires sont de plus en plus sauvages. Même eux ne s’aventure pas trop loin car, il y a d’autres peuplades contre lesquelles il y a des frictions.
Sir Galérus propose un partenariat économique avec Camboglanna. ??? accepte l’offre à la condition que l’association avec le mur d’Hadrien soit également militaire. Notre compagnon valide l’alliance. Nous prenons le chemin du retour.
Le voyage se passe sans encombre. Arrivé à Camboglanna sir Galérus informe le Préfet Decius de l’alliance avec ??? afin qu’il ne tire pas sur son nouvel allié.
Le général Galérus demande au chancelier Brion Varro de faire des recherches d'informations sur le légendaire pavois de la XXe légion ainsi que le fameux "trésor".
Le lendemain, nous nous préparons à redescendre à Sarum avec le général et sa femme ainsi que le décurion Cassius et 50 de ses légionnaires pour combattre à ses côtés sur le continent.
Arrivé au domaine Lucius au Westgate nous sommes accueillis comme de vieux amis. Les villageois se sont fait à l’idée de changer encore de seigneur. J’envisage d’acheter des villageois mais, après réflexion le voyage va être trop long et contraignant alors j’y renonce. Le prince Edgar n’a eu aucune difficulté pour s’installer car sir Decmus Vorenus et son épouse avait fui. L’alcool coule à flot pour Edwige et moi, la soirée se passe très bien et la nuit également. Nous repartons le lendemain vers le sud.
Arrivé dans la région de Malahaute, nous demandons l’autorisation de travers le territoire. Notre demande est acceptée. Sir Galérus, sir Césaire et moi-même allons-nous présenter au roi. Les portes restent closes et nous apprenons que le roi Centurion Barantius Martius Quintusme est parti en guerre avec ses fils contre des Angles à l’Est de leur royaume. Seules les femmes sont restées sur places (voilà pourquoi les portes restent closes).
Durant le trajet, je demande à mes compagnons de bien vouloir faire un détour au royaume d’Icénie et en particulier à la baronnie de Clare et au manoir de Gyrnwich pour leurs annoncer respectivement le décès de dame Diane et de sa dame de compagnie Florie. Mes amis me demandent si cela va être long. Je leur dit que normalement non, juste le temps d’annoncer les tragédies et de repartir (sauf si problème sur la route) et, que je peux faire le voyage seul si ils préfèrent poursuivre leur route. Ils acceptent de me suivre. Je les en remercie d’avance. Passé Beale Valet nous formons 2 groupes. Le 1er groupe composé de tous les légionnaires installent le campement et le 2e groupe composé de vos héros, de leurs écuyers et de dame Honoria Asclépiodotus quant à eux, vont aller à la baronnie de Clare et au manoir de Gymwich.
Etant le plus expérimenté dans les milieux naturels, je prends la tête de l’escouade. La région nous est totalement étrangère et, malheureusement, encore une fois, nous nous égarons. Heureusement, nous finissons au bout de 2 jours par retrouver la civilisation. Nous demandons à un paysan local surpris de nous voir sortir de la forêt notre route. Ce qu’il fait. Nous le remercions. Nous arrivons à la baronnie de Clare.
Nous sommes accueillies par le baron ??? le père de dame Diane. Je l’informe du décès de sa fille et de sa dame de compagnie dame Florie par des Lamias quelques lieux avant d‘arriver à Tilshead et que l’une des 2 a pu être traquée et tuée mais, que malheureusement la 2e a réussi à se réfugier dans son monde. Les dames n’ont pas du souffrir. Le baron n’a pas l’aire très affecté par ces nouvelles. Il veut prévenir sir ??? au manoir de Gyrnwich. Je lui réponds que j’ai fait la promesse d’annoncer moi-même les nouvelles. Mais, s’il le veut bien je souhaiterais qu’il nous fournisse un guide afin que l’on ne se perde pas dans cette région qui nous est totalement inconnue. Il accepte et nous fournis un écuyer qui s’avère être fort ravie de partir sur les routes et de pouvoir contempler durant plusieurs jours la magnifique dame Honoria. Nous arrivons sans problème au manoir. Nous rencontrons sir ??? le père de dame Florie. Je lui raconte également les tristes événements et lui montre le collier de sa fille que j‘ai en ma possession. Il est très attristé de cette annonce. Là, nous entendons la voix d‘une jeune femme...
Je lève mes yeux et mon cœur se serre, Florie est vivante…
Non ce n’est pas ça…
Elle lui ressemble beaucoup mais ce n’est pas elle…
C’est damoiselle Eleri, la petite sœur de Florie. Mon cœur se desserre, je retrouve mon souffle et l’interrogateur de la petite sœur commence. Rapidement je me rends compte que je vais devoir tout dire de ma relation avec Florie. Je demande à mes compagnons de route de promettre de ne jamais rien dire des propos que je vais tenir et en plus à sir Galérus de ne rien traduire à son épouse. Ils acceptent. Après mes explications que damoiselle Eleri met en doute, je lui propose de venir à l’occasion demander à sa sœur. Elle exige d’y être immédiatement emmené afin qu’au moins un membre de la famille puisse se recueillir. J’accepte et range le collier de ma Florie. Quelques minutes plus tard, nous voyons arriver Eleri en armure et l’épée au côté. Je lui demande si elle sait s’en servir. Elle me répond que oui et cela me va. Nous voilà de nouveau sur la route mais cette fois ci en direction du campement légionnaire. L’écuyer confié par le baron de Clare nous guide jusqu’à la limite de la baronnie et regarde tristement dame Honoria poursuivre sa route sans lui. La suite du trajet jusqu’au campement se fait sans problème. De là nous reprenons la voie de Sarum et, j’en profite pour tester les compétences martiales d’Eleri qui ne sont pas mauvaise.
Notre entrée à Sarum est remarquée. Le comte Rodérick est surpris et un peu agacé de cette situation. Après avoir conversé avec notre ami Galérus, notre seigneur élève sir Galérus chevalier vassal au rang de banneré et lui alloue 3 autres fiefs. Le jeune banneré renouvelle sa loyauté envers son seigneur et présente son épouse dame Honoria et propose de renouveler ses vœux. Le comte apprécies. Le mariage se fera fin août. Le jeune couple part prendre possession de ses nouvelles terres et lancer les préparatifs de leur nouveau mariage. Il invitera entre autre les 5 autres grandes familles romaine de Bretagne (Quintus, Severus, Caracalla, Cadwy et Messala), sir Aurèle Césaire part à Stratford reprendre les préparatifs des mariages de ses sœurs damoiselle Avita et damoiselle Jilia qui se feront fin mai. Et moi, sir Galardon accompagné de damoiselle Eleri allons à Tilshead. Arrivé sur place, je présente la damoiselle à sir Caulas et lui demande de bien vouloir veiller à son bien-être et sa sécurité. Il accepte. Damoiselle Eleri insiste pour aller immédiatement sur la tombe de sa sœur. Nous y allons et nous nous recueillons en silence. Je la raméne auprès de sir Caulas et de son épouse et, après les avoir remercié de veiller à son confort et sa sécurité, je retourne chez moi à Pitton retrouver ma femme dame Jocelyne en attendant…
L’appelle de la GUERRE!!!

Young et César, si vous trouvez qu'il manque quelque chose MP moi.
Dernière édition par garou le 16 Sep 2015, 01:21, édité 1 fois au total.
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