Cadre de campagne

Rien ni personne ne peut s'opposer à la colère des justes !

Modérateur: Jul

Cadre de campagne

Messagepar Jul » 16 Déc 2014, 12:54

Présentation de la ville et son histoire:

Kénabres est une glorieuse cité mais sa vertu n’est toutefois pas immaculée. Les croisés mendéviens qui partent de la cité sur leurs montures ont tué d’innombrables démons mais beaucoup reviennent en ville sur leur bouclier. Leurs dépouilles sont ensuite déposées dans les catacombes sous la cathédrale de Saint Clydwell. Pourtant, certains de ces mêmes croisés (dont beaucoup sont même immortalisés dans le Hall des héros) ont passé des années à traquer des groupes religieux supposés corrompus par les démons et à brûler sur le bûcher des fanatiques tout comme d’innocents Mendéviens. La fréquence et l’intensité de ces pogroms ont décru, mais la sombre histoire de Kénabres est toujours présente à l’esprit des dirigeants et de nombre des habitants de la cité.
Kénabres abrite des campements de croisés venus des quatre coins du continent pour combattre les démons. Beaucoup de ces croisés ont le coeur pur et l’esprit noble mais d’autres ne sont guère plus que des mercenaires en quête d’argent. Toutefois, personne ne peut nier les hauts-faits accomplis par les chevaliers de Kénabres sous le commandement d’Hulrun, un chef zélé et un brillant stratège.

Histoire

Avant la Première croisade mendévienne, Kénabres était une petite ville perchée au sommet d’une falaise qui surplombait le Sellen occidental. Les habitants de Kénabres étaient travailleurs et inventifs. Ils ont bâti un système complexe de pompes à eau qui puise l’eau du fleuve et l’apporte entre les murs de la ville en toute sécurité. Ils possédaient également une pêcherie et une carrière, et vendaient leurs produits aux communautés voisines du Sarkaris et des berges du Sellen occidental.

Pendant les dernières heures sombres du Sarkaris, les habitants de la région ont vu des choses horribles apparaître à l’ouest. D’infectes créatures difformes ravageaient la contrée en massacrant tous les habitants sur leur passage. Dans toute la région récemment dévastée, des panaches de fumée âcre s’élevaient dans un ciel d’un vert flamboyant. Des réfugiés paniqués se jetaient dans le fleuve et tentaient de traverser pour aller se mettre à l’abri derrière les remparts de Kénabres. Au début, la ville a accepté tous ces réfugiés sans distinction. Toutefois, au début de l’an 4607 AR, une démone lilitu appelée Minagho a pris par magie l’aspect d’un réfugié pour entrer dans Kénabres. Une fois à l’intérieur de la ville, elle a dévoilé sa véritable nature et a massacré soixante-deux habitants avant de disparaître dans un nuage d’épaisse fumée noire. Suite à ce que l’on a appelé le massacre du Matin sanglant, les réfugiés n’étaient plus autorisés à entrer, sauf s’ils prouvaient l’urgence de leur situation. Les réfugiés admis à l’intérieur de la ville étaient obligés de passer des tests prolongés et douloureux pour prouver leur nature de mortel. Les individus qui éveillaient le moindre soupçon étaient renvoyés ou exécutés sur-le-champ.

Lors des dix années suivantes, Kénabres est devenue une cité réputée pour ses défenses mais aussi pour sa méfiance envers les voyageurs qui traversaient le Mendev. La population est soudainement passée de trois milles à plus de huit milles habitants, suite à l’arrivé constante de réfugiés, de chercheurs et d’individus en quête d’aventures. Nombre de ces récents habitants ont trouvé du travail dans la carrière de Pierrevraie grâce à la demande accrue de pierres de taille. Des démons, tels que des hezrous et des omox, s’en prenaient de temps à autres aux pompes à eau, le point névralgique de la cité, et les dirigeants de Kénabres ont envoyé des messagers pour annoncer qu’une belle récompense était promise aux individus suffisamment talentueux pour construire une protection adaptée autour des pompes. Une tailleuse de pierres demi-elfe du nom de Sibelle Morond est arrivée à Kénabres pour commencer les travaux. Il a fallu trois ans pour que son projet prenne forme et il a fallu amener plusieurs milliers de tonnes de pierres jusqu’au fleuve pour bâtir les hauts piliers qui entourent les pompes.

La demande de pierres n’a pourtant pas diminué une fois les pompes fortifiées. D’autres quartiers et remparts ont été construits pour abriter et protéger les habitants de Kénabres, toujours plus nombreux. En 4622, l’église de Iomédae a lancé la Première croisade mendévienne, ce qui a provoqué une arrivée massive de croisés et de chevaliers en ville. Plus de deux milles personnes ont ainsi rejoint Kénabres en une seule année. Au début de la Deuxième croisade mendévienne en 4638, Kénabres était déjà connue pour être le site de lancement des croisades victorieuses. Les dirigeants de Kénabres ont accepté d’abriter l’une des pierres de garde afin d’assurer la ligne de défense contre les hordes démoniaques venues de la Plaie du monde. Kénabres est ainsi devenue une ville stratégique vitale, une des clefs de voûte de la défense du Mendev.

Curieusement, Sibelle Morond est revenue à Kénabres cette même année. Elle était repartie avec sa récompense après la construction des protections autour des pompes et personne ne l’avait vue au Mendev lors de dix-huit années suivantes. Les dirigeants de Kénabres ont demandé à Morond de construire une fortification pour abriter la pierre de garde. Elle a accepté et supervisé le chantier de la forteresse de la pierre de garde dans le quartier de l’Anneau, au pied de l’édifice central dédié au système des pompes. Une fois la forteresse terminée, Morond a présenté aux habitants de la cité un bouclier de pierre surdimensionné et gravé du blason de la ville.

Les cinquante années suivantes, Kénabres s’est développée pour atteindre sa taille actuelle, mais cette croissance ne s’est pas tout le temps déroulée en douceur. Hulrun Shappok, le célèbre prélat de la cité, a acquis la confiance et l’admiration des habitants de Kénabres en organisant des inquisitions contre les sorcières et les individus soupçonnés d’adorer les démons. Hulrun et ses troupes de chasseurs de sorcières d’élite ont dénoncé et révélé les activités douteuses de plusieurs dizaines de fanatiques et d’espions. Et l’on dit qu’il en a exécuté encore plus sans preuve concrète. Ces évènements ont provoqué le lancement de la Troisième croisade. Beaucoup sont d’accord pour dire qu’elle a été la moins efficace et la plus autodestructrice des quatre. Pourtant, Hulrun suscite toujours le respect et l’admiration de la population, mais également la crainte. Il a accepté de guider la cité en devenant son prélat en 4682. En tant que tel, il a dû réfréner ses envies de chasses aux sorcières obsessionnelles, mais c’est seulement récemment que l’intensité de son zèle a véritablement diminué. De fait, en prenant du recul sur ses actions passées, la honte le ronge quand il constate que ces évènements ont entaché l’image de l’église et des croisés de Iomédae pour des dizaines d’années.
Petite phrase de PJ :
"Vous ne pourrez pas me violer, je suis consentant !"
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