Californie 2030 : Histories of Violence

Incarnez un policier américain dans un monde futuriste

Modérateur: Malow

Californie 2030 : Histories of Violence

Messagepar Malow » 05 Nov 2012, 14:20

L'homme, assis sur son lit, nettoyait son arme, un fusil de précision AWM. A ses pieds, posés à même le sol, les différentes parties de l'arme étaient soigneusement alignées. La pièce dans laquelle il se trouvait été plongée dans le noir, à l'exception de la lumière filtrant par les stores baissés. Sur les murs, seuls un immense drapeau américain rompait la nudité de la pièce, et le seul son provenait de la télévision allumée sur la chaîne des infos.

"Le Président et le Maire de Los Angeles devraient descendre la California Drive demain à 11h pour célébrer l'indépendance. Le défilé sera précédé par un show de plusieurs dizaines de chars sur lesquels se trouveront des représentantes des meilleures équipes de pom-pom girls de Californie. Le Président fera ensuite un discours sur l'état du pays et nos relations extérieures. Rappelons que si la Californie est maintenant indépendante depuis près de 20 ans, les relations avec les Etats-Unis sont toujours extrêmement tendues et que les accrochages à la frontière sont monnaies courantes. Le mois dernier, un échange de tirs a provoqué plusieurs blessés légers parmi les forces de l'armée californ... "

L'homme venait de couper la télévision comme il finissait de remonter son arme. Puis, se levant, il se rendit à la salle de bains de la petite chambre, qui contenait une baignoire aux rideaux tirés, des toilettes et un petit lavabo. Les murs autrefois blancs étaient couverts d'inscriptions de couleurs variées, mêlant insultes, passages de textes sacrés divers et messages prophétiques. Le reflet que lui renvoyait le miroir tandis qu'il s'humidifiait la peau était celui d'un homme d'âge moyen, à peine la quarantaine, aux cheveux noirs commençant à se clairsemer sur le front. Ses yeux marrons, son nez un peu pataud, sa bouche aux lèvres épaisses, rien n'était particulièrement remarquable. Un monsieur tout le monde en somme, se disaient les gens le croisant dans la rue. Mais lui savait qu'il n'était pas ce quidam sans histoire. Et demain, ils le sauraient tous.

"Je vais faire comme tu me l'as ordonné au nom du Très Haut, toi son messager, toi son envoyé !" dit-il, en se regardant dans la glace, puis au reflet de lui répondre :

"Il est fier de son fils et ta place est déjà prête auprès de Lui mon enfant. Une fois que tu auras apporté Son châtiment sur ces Californiens dégénérés qui crachent sur l'Eglise et le Drapeau de la Sainte Nation Américaine, les portes de Son Paradis s'ouvriront pour toi !
- Oui ! Sa volonté sera faite ! Mais j'ai peur d'être faible Messager ! Aide moi !
- Nous te prêterons notre force et notre volonté. Mais avant, tu dois faire ce que tu sais.
- Oui Messager."

L'homme tira brusquement le rideau de la baignoire, dévoilant ce qui se trouvait à l'intérieur : une jeune fille d'un peu plus de 16 ans, en sous-vêtements. Elle était brune, possédait plusieurs tatouages et percings et était surtout ligotée et baîllonée. Son regard vert traduisait une terreur extrême de son kidnappeur, qui la contemplait en se léchant les babines comme un prédateur. Ce dernier, porta doucement la main à sa ceinture, où se trouvait rangé dans un fourreau un long poignard, ou plutôt un couteau de commando, qu'il dégaina. Puis, la fixant toujours, il prit un bidon de plastique rouge qui était posé au sol et en renversa le contenu sur l'adolescente. L'odeur caractéristique de l'essence se répandit bientôt dans la petite pièce, tandis que la jeune fille tentait, sans succès, de se libérer.

"Toi ! Créature Perverse et Démoniaque qui a pris le corps d'une jeune fille pour mieux corrompre les hommes ton parcours sur cette terre est achevée ! Tu vas retourner dans l'Oubli dont tu n'aurais jamais du sortir ! Le poignard tuera la chair qui t'héberge et le feu purifiera l'âme que tu as dévorée ! Réjouies toi, âme perdue au milieu de sa noirceur, car en Sa Lumière tu te fondras bientôt ! Amen !"

Alors l'homme brandit bien haut son arme, s'apprêtant à l'enfoncer dans le coeur de sa victime désespérée, quant la porte de la chambre s'ouvrit brutalement. Se retournant, surpris par le bruit, l'homme n'eut le temps de voir de l'assaillant qu'un démon noir et blanc, dont le visage était peint d'un Christ en croix. Levant à nouveau son poignard pour combattre ce nouveau démon, l'homme sentit une bouffée de chaleur dans sa poitrine, puis commença à s'envoler en arrière, avant de s'effondrer brutalement sur le sol. Le démon se pencha au dessus de lui, le canon de son arme encore fumant, tandis que d'autres pénétraient dans sa chambre. Il entendait les pleurs de la créature dans la baignoire, les cris des démons qui l'attaquaient, puis ce fut le vide absolu.
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Re: Californie 2030 : Histories of Violence

Messagepar Malow » 09 Nov 2012, 00:08

Pour la bande-son...
http://www.youtube.com/watch?v=EDNzQ3CXspU

"I'm a street walking cheetah
With a heart full of napalm
I'm a runaway son of the nuclear A-bomb
I am a world's forgotten boy
The one who searches and destroy"

La voiture de police filait dans le soleil couchant vers South Central, sirène hurlante et sono à fond. A l'intérieur, ses occupants, un homme et une femme, n'avaient pas l'air plus préoccupés que ça par la situation. Alors qu'il passait un carrefour à toute vitesse, provoquant bruits de klaxons et crissements de pneus, la femme, qui occupait le siège de passage dégaina son arme et en inspecta le chargeur, avant de l'armer en serrant les dents d'un air féroce puis de sourire au conducteur.

"Honey gotta help me please
Somebody gotta save my soul
Baby detonates for me
Look out honey, 'cause I'm using technology !"



L'homme braqua brusquement, dérapant pour prendre un tournant, puis adressa un clin d'oeil à sa partenaire. Cette dernière lui souffla un baiser avant d'enfiler son masque, figurant un christ en croix. L'homme saisit à son tour son masque, peint d'une tête de mort encapuchonnée, et s'en équipa, pilant devant une maison sans signe particulier, si ce n'était bien sûr son état d'extrême décrépitude. La femme sortit et s'accroupit derrière la portière, vite imité par son compagnon, qui saisit quant à lui le fusil à pompe qui était posé à ses pieds.

"Ain't got time to make no apology
Soul radiation in the dead of night
Love in the middle of a fire fight
Honey gotta strike me blind"

"Sortez de là les mains en l'air ! On sait que vous avez tué Lance Trunt !
- Va te faire foutre sale pig !"

Et la réplique fut accompagnée par un coup de feu venu de l'intérieur de la maison, rebondissant sur le capot de la voiture. La femme répliqua immédiatement, visant l'endroit d'où était parti le tir. Un cri de douleur vient confirmer que le coup avait touché au but, mais l'homme ne pris même pas le temps de la féliciter : il était déjà en train de progresser en direction de la porte, qu'il atteint en quelques secondes avant d'être rejoint par sa partenaire qui se colla contre le mur en face de lui.

Les regards se croisèrent, et la femme lui fit un signe rapide de la tête. A celui-ci, l'homme tira un coup au travers de la porte, touchant un autre gangster qui s'était embusqué qui hurla, puis défonça ce qui restait de celle-ci d'un grand coup de pied. A l'intérieur, un latino armé d'un vieux fusil mitrailleur eût le temps de tirer quelques balles faisant voler le plâtre du mur, avant d'être cueilli entre les deux yeux par le tir de la femme qui entra dans la demeure.

"Somebody gotta save my soul
Baby penetrates my mind
And I'm the world's forgotten boy
The one who's searchin', searchin' to destroy"

L'intérieur de la demeure était aussi pourri que l'extérieur, et les plaintes d'agonie de gangsters ne faisaient rien contre l'ambiance déjà très glauque. L'homme qui était entré à la suite de la femme, pénétra directement dans le salon, où il reçut un tir de pistolet qui ricocha sur son masque. Grognant sous l'impact,il répondit au tir d'une décharge de fusil à pompe dans le ventre de son adversaire.

Pendant ce temps, sa partenaire ouvrit la porte de la cuisine d'un grand coup de pied et esquiva de manière quasiment instinctive un tir venant de l'intérieur. Déséquilibrée, elle chuta lourdement sur le sol, mais parvint à tirer quatre balles, dont deux allèrent se loger dans son adversaire qui fut projeté dans le frigo grand ouvert, où il éparpilla les bières qui s'y trouvaient, avant d'agoniser dans une mare de bière mousseuse.

"And honey I'm the world's forgotten boy
The one who's searchin', searchin' to destroy
Forgotten boy, forgotten boy
Forgotten boy said
Hey forgotten boy"

La femme éjecta la cartouche encore dans le canon de son arme, qui rebondit au sol dans un petit bruit mécanique, avant d'enclencher la sécurité de celle-ci et de la rengaina, puis rejoint son partenaire dans le salon. Elle enjamba le corps du gangster tout en enlevant son masque et lui adressa un superbe sourire. Puis, arrivée à son contact, elle lui retira son masque et l'embrassa avec passion, baiser qu'il lui rendit avec tout autant de fièvre. Ils finirent par briser leur étreinte, et l'homme demanda à la femme d'aller prévenir le Central que l'opération était finie, ce qu'elle fit en souriant. Puis, une fois qu'elle était sortie de la demeure, il se dirigea avec certitude jusqu'à un des murs du salon, et tapa du poing sur celui-ci. Finalement, un son creux se fit entendre à un endroit, qu'il défonça à coups de crosse de fusil, révélant une petite cache où se trouvait un dossier qu'il s'empressa de cacher dans sa veste avant de sortir à son tour, pensant à la soirée de fête qui l'attendait.
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Re: Californie 2030 : Histories of Violence

Messagepar Malow » 09 Nov 2012, 15:34

Et une nouvelle bande son pour aller avec
http://www.youtube.com/watch?v=YIkoSPqjaU4

L'appartement était plongé dans la semi-pénombre, tandis que par l'immense baie vitrée du salon la ville et ses lumières s'étendaient. Un peu partout, sur la table, le canapé, le sol, des vêtements étaient éparpillés, ainsi que deux armes de service et des masques, l'un orné d'un Christ en croix, l'autre d'une tête de mort encapuchonnée. Sur le lit, les deux partenaires étaient allongés, enlacés et nus.

La femme regardait son compagnon et écoutait sa respiration tranquille. Puis, ne parvenant manifestement pas à trouver le sommeil, elle roula sur le coté et se leva du lit, attrapant sa culotte et un T-shirt au passage qu'elle enfila. Sortant de la chambre, elle se dirigea vers l'immense salon et sa cuisine attenante, dont la seule séparation était un comptoir en bois noir. Une fois arrivée là, elle ouvrit le frigidaire pour en sortir une bière qu'elle ouvrit en appuyant sur la capsule, qui se déforma avant de tomber.

Puis, revenant au salon, elle se dégagea une place sur le canapé, posa sa bière sur la table basse et fouilla sa veste tout en s'asseyant, pour y prendre une petite boîte métallique. A l'intérieur de celle-ci se trouvait des pilules multicolores. En sélectionnant deux, elle les avala avant de s'enfoncer dans le canapé, tout en regardant la ville en buvant sa bière.

Elle posait juste sa bouteille de bière vide sur la table lorsqu'elle entendit un raclement provenant de la porte d'entrée. Fronçant les sourcils, elle attrapa une des deux armes situées non loin d'elle et l'arma, s'approchant à pas feutrés de l'origine du son. Parvenue dans l'entrée, elle s'immobilisa, écoutant plus attentivement, jusqu'à avoir la certitude que quelqu'un était en train de crocheter la serrure. S'accroupissant, elle se prépara à ouvrir le feu dès que l'intrus aurait pénétré dans l'appartement, alors que le bruit venait de cesser. Mais au lieu de l'ouverture attendue, ce fut une explosion qui retentit, projetant la femme au sol et brouillant ses sens. Assourdie, éblouie, elle aperçut à peine les trois silhouettes de noir vêtues qui pénétrèrent à la queue leu leu, se dirigeant au pas de course vers la chambre.

Se ressaisissant au bout de quelques secondes, elle se releva juste à temps pour voir son partenaire, abattre un des attaquants grâce à l'arme qu'il conservait toujours dans sa table de nuit. Hélas, la riposte ne se fit pas attendre, et les deux autres assaillants le criblèrent de balles, le propulsant plusieurs mètres en arrière contre le lit. La femme, choquée, resta néanmoins maîtresse d'elle même et ouvrit le feu, abattant un adversaire de plusieurs balles dans le dos. L'autre, averti par les coups de feu, riposta, faisant voler des morceaux de murs et brisant un cadre représentant un paysage de montagne.

La femme, consciente d'être à découvert, fit une roulade sur le coté et se mit à courir vers la cuisine, allant de couvertures en couvertures et ripostant, tandis que l'assaillant s'était fabriqué un couvert en renversant la table en chêne massif. Parvenue dans la cuisine, elle se jeta derrière le comptoir, tandis que des balles faisaient voler des esquilles de bois un peu partout.

Ils échangèrent encore quelques coups de feu, puis elle entendit la silhouette en noir jurer, et compris qu'il était à court de munitions lorsqu'elle jeta un plat pour attirer son attention et n'entendit que le cliquetis distinctif de l'arme ennemie. Sortant de son couvert, elle parcourut en quelques secondes l'espace qui la séparait de la table renversée, puis la contournant, elle appuya sur la détente. Mais hélas, son adversaire réussit à détourner sa main, et la balle termina sa course dans le mur. L'homme en noir la frappa dans le bas ventre, et la violence du choc la fit lâcher son arme qui rebondit à plusieurs mètres d'eux.

Son adversaire armant son bras pour la frapper à nouveau, la femme se jeta dans ses jambes, esquivant le coup et lui saisissant la cheville. Déséquilibré, il parvint néanmoins à lui donner un coup de pied qui l'envoya rouler sur un bon mètre, crachant du sang. Alors qu'elle essayait de se relever, il l'attrapa par le col et la souleva du haut de ses presque deux mètres, et la projeta brutalement sur la baie vitrée, qui vibra sous l'impact mais tenu bon. Sonnée et grimaçant sous la douleur, elle fit néanmoins l'effort de se lever. Mais son adversaire déjà avait ramassé son arme et la braquait. Mais pour la seconde fois, il fut à court de munitions, jura et lança le pistolet sur la femme, qui réussit à l'éviter avant de la charger. Celle-ci, encore déséquilibrée après avoir esquivé le projectile, fut cueillie et écrasée sur la baie vitrée, qui vibra de plus belle. Puis, l'homme, la ceintura toujours, recula, se préparant à l'écraser à nouveau.

Mais la femme perçut alors sa chance. Profitant de ce que l'emprise de son adversaire n'était pas parfaite, elle se défit de son T-shirt en le déchirant tandis que l'homme courait à nouveau vers la baie vitrée. Tombant au sol, elle lui fit un croche-pied, et son adversaire parti en avant, percutant de plein fouet la baie vitrée, qui commençait à se fendiller sérieusement.

Tandis que tous deux se redressaient difficilement, elle fut la première debout. L'homme se retourna pour lui faire face, mais elle sauta, lui adressant un coup de pied retourné dans la poitrine, qui le projeta à nouveau sur la baie vitrée, qui cette fois-ci se brisa, entraînant le malheureux dans une chute mortelle.

La femme s'écroula, crachant du sang, mais parvint, en rampant, jusqu'à son téléphone qui avait été envoyé dans un coin du salon. Puis, composant un numéro, elle dit :

"Adams ? J'ai besoin d'aide...."
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