Creativity Spark From Masters Of Illustration

Césarine

Mon cerveau me vrille, j’émerge difficilement. Mes sens sont brumeux.
Des odeurs d’excréments, un métal glacial sous mon cul, des grognements étouffés et un crissement étrange, comme les crissements d’un insecte. Un insecte géant ! Et définitivement aucun roulis …. je ne suis même pas à bord d’un navire ! Catastrophe !
Je suis dans une cellule. Et je ne suis pas seul. Nous sommes une demi douzaine d’horizons et peuples différents.
Mais qu’est ce que je foue là !?

Deux personne entrent et débattent du sort qui nous attend. Des sujets d’expérience, voilà ce que nous sommes ! Des expériences menée par une femme, c’est tout ce que j’arrive à entendre des paroles de l’homme encapuchonné dans un grand manteau gris. Qui sont donc nos ravisseurs ? Premièrement écouter et analyser leur accent … « Ecouter » !? « Entendre » ?! Je ne les entends pas, les pensées de l’homme en gris me sont projetées par télépathie, et j’ai comme l’impression que mes compagnons d’infortune font le même constat … plus qu’étrange cette histoire !

Le gros tout vert là-bas, certainement un Orque, m’a l’air de bonne humeur. Demandons lui s’il n’a pas de quoi crocheter la porte de se cellule. Bingo ! On dirait que les dieux sont finalement avec moi aujourd’hui.
Nous nous libérons les uns les autres et nous voilà en file indienne à chercher la sortie d’un complexe souterrain.
Un nain des fossés, un roublard facétieux. Gare à nos poches !
Un homme chat preste et agile. Attention à son égo.
Un Nerthais, une sorte de géant blond, certainement un sorcier. Se méfier de lui.
Un Orque. Gros et fort comme on les aime.
Une humaine … psion, comme moi. Enfin quelque chose de civilisé.
Un jeune homme. Le pauvre va terminer en casse dalle pour notre dernier compagnon …
Un Thri-kreen ! Sans commentaire !

Nous déambulons à travers les couloirs et les cavernes de ce qui semble être un complexe souterrain dédié à une sombre divinité, un homme à tête de Dragon portant en chaque main comme une petite flamme … jamais vu c’te Dieu là.
Nous sortons en pleine campagne. Enfin libre … fuyons !
A moins que cette sortie trop facile ne cache quelque chose d’ailleurs : la découverte providentielle d’une tige métallique dans la chevelure de l’Orque, des petits gobs gris qui ne nous donnent que peu d’opposition, et nos deux tortionnaires qui sont introuvables … C’est louche cette histoire !

Nous voilà réunis et libres, mais notre première découverte nous donne froid dans le dos …

<i>Nefer</i>

Nous sommes à des milliers de milles de la Mer Intérieure ! Nom d’une tempête si ça se trouve il n’y a pas une mer à des lieux d’ici.
Notre ami l’homme chat semble en confiance et part en éclaireur … mais n’est pas diplomate qui veut. Allons donc voir cette petite ville et prendre contact avec les autochtones. Des gobs ! Des hommes lézards. Commerçants.
Nous sommes en fait sur une île, dans le grand sud ouest de ma mère la Mer Intérieure. Une île fait de collines, de marais, de bourbiers. A des milliers de milles de chez nous.
Et nous avons été enlevé il y a deux semaines … parcourir cette distance si rapidement est impossible avec des moyens conventionnels. Notre ravisseur a des moyens non conventionnels.

Nous décidons de nous diriger ensemble vers le Port le plus proche. Difficile de nous séparer puisque, même si cela augmenterait nos chances de semer nos potentiels poursuivants, nous venons de découvrir que nous sommes liés par un lien télé-empathique : à courte distance nous pouvons entendre les pensées de nos co-évadés. Mais ce lien a une empreinte psionique étrange.
Certainement du même ordre que celui qui nous permettait d’entendre les pensées de l’homme en gris.

Premièe conclusion : ne pas perdre un seul des membres de notre escapade !
Soit nous avons été enlevés à cause de ce lien qui nous unit et dont nous ne savions rien avant.
Soit nos ravisseurs ont placé en nous une empreinte psychique bien étrange … entre autre !
dans tous les cas nos ravisseurs savent quelque chose.

Nous trouvons une place sur un navire vers la Nexie (?) à bord d’une coque de noix gob. Chez nous on appelle ça « une barcasse » … Ce voyage nous rapprochera de chez nous mais nous éloigne de nos poursuivants dont on dit qu’ils sont déjà à notre recherche en ville.
Je regrette que nous n’ayons pas vérifié leur identité avant de partir.

La Nexie approche, et avec Elle le pressentiment que nos convoyeurs goblins esclavagistes nous ont préparé à l’arrivée un sort bien particulier.

<i>Cesarine</i>

L’air était lourd, humide et frais. Une lueur blafarde découpait les ombres des cages de fer. Huit en tout. Elle était dans l’une d’elle et percevait les esprits affaiblis des autres. Deux geôliers, un faible et un puissant discutaient non loin. Les barreaux de la cage ne voulant pas s’ouvrir, elle cogna sa tête dessus…apparemment cela ne suffisait pas. Un esprit fut sortit de la cage, contraint, dominé par l’esprit puissant et emmené. Les autres s’agitèrent, ils la dérangeaient :elle avait besoin de concentration pour récupérer ses pouvoirs. Alors vint la douleur. La mort de l’esprit dominé, telle un tsunami psychique balaya ses défenses mentales encore faibles, la laissant exsangue.
Sortir de la cage, vite. Il le fallait sinon son esprit serait soufflé comme ceux des autres. Elle fut tiré de son apathie par un porteur de sang. Il avait sans doute ouvert la cage pendant qu’elle récupérait. Son empreinte était familière. Elle avait vu ses semblables sur une île. Les autres étaient aussi sortis. Un esprit Mante, solitaire, froid, triste et affamé bougea son corps la réveillant complètement.
Communiquer par la voix est nouveau, heureusement elle sait le faire et sur plusieurs harmoniques. Mais les autres ne semblent pas tous comprendre. L’autre qui est télépathe aurait du pourtant. Mais il semble attaché au réel et à l’élément liquide.
Le réel. Elle doit maintenant interagir avec, elle est là pour ça. Bon, essai. Aie douleur. Une agitation du réel. Elle dit que c’est une dague qui fait cette douleur. Bizarre! Ce n’est pas la même sensation qu’à l’ordinaire. C’est plus…réel! Elle sourit. L’agitation se fini. L’autre, le craintif et suintant se réjouit. Pas de quoi. Plus de douleur. Le Mante a moins faim. Elle aussi voudrait.
Elle court. Elle respire. Elle se fatigue. Ah c’est grisant. Elle suit L’autre qui est plus rapide. Son esprit ressemble à une aiguille. Fascinant! Il a mal. Intéressant!
Les protections psychiques sont traversées, envahies, par les autres. Même le faible qui se bat avec deux dagues ou le fort qui se bat avec ses harmoniques.
Plus d’esprits. Beaucoup! Mais ceux là sont gris, fade. Rester avec les brillants, plus familier.
Le réel! Ah oui. Elle avait oublié! « Aller sur l’eau jusqu’en Nixie » euh? Oui, pourquoi pas. Tant qu’elle suit les autres Brillants.